mercredi 14 février 2024

Sur mes pas au théâtre "Aux Écuries" à la rencontre d'un monde "fantastique" avec "MAELSTRÖM" !

 En cette soirée de février, mes pas m'amènent jusqu'à la porte du Théâtre Aux Écuries pour assister à "MAELSTRÖM" (texte de Tamara Nguyen et mise en scène d'Annie Ranger) de la compagnie "Théâtre I.N.K". Si je m'y rend, c'est, je dois l'avouer, parce que dans la distribution, il y a une finissante depuis peu du programme de danse de l'UQAM (Sarah Germain ) que j'avais vu et apprécié quelques fois en prestation. Par conséquent, ses prochains pas sur scène m'intéressaient et m'ont fait acheter un billet pour cette proposition théâtrale et chorégraphique aussi !

                                                   Tirée du site du Théâtre Aux Écuries

Après de belles rencontres dans le hall d'entrée, je peux prendre place dans la salle et trouver "mon" siège en première rangée. Pendant que tout autour et derrière moi, la salle se fait comble, je découvre une scène toute sombre avec aussi un cheval de manège. Le moment venu, tout se fait sombre, non, tout à fait noir et apparaissent de plus en plus de lucioles multicolores dans cette nuit pour nous entraîner dans un autre lieu !

Et puis débute le début de l'aventure, celle de l'arrivée de celle accueillie par les autres. Dans cet accueil "too much", j'y vois l'effet d'un maelström !

Pause

Dois-je peut-être rappeler que ce mot emprunté du néerlandais, signifie courant tourbillonnant qui se forme dans les cours d'eau.

Fin de la pause

C'est effectivement par un accueil qui a tout d'un maelström qu'est accueillie Marylin-euh (Maryline Chery) dans ce parc d'attraction par les trois autres, Marilyn, David Emmanuel (mon coup de coeur de la soirée !) et Maxime Olivier (Marilyn Perreault, David Emmanuel Jauniaux et Maxime-Olivier Potvin) ! Il s'en suit une série de tableaux dans lesquels nous découvrons les différentes péripéties de ces personnages dans les manèges qu'ielles prennent, sans oublier leur arrêt au kiosque pour se nourrir ! 

Leurs péripéties seront entrecoupées et aussi enrichies par des tableaux chorégraphiques de Marilyn Daoust (par Emmy Doody, Sarah Germain,  Anthony L’Heureux, Elizabeth Mageren et  Ciro Melgaço) qui apportent une touche imaginaire et fort riche à ce que je découvre.

Tout au long, je suis porté par celle qui d'un manège à l'autre sera entraînée par les autres jusqu'à trouver sa place toute affirmée ! 

Tout au long de ces moments, je suis resté captivé et fasciné aussi par leurs présences tout autant différentes que par leurs performances ! Au final, de très beaux moments de théâtre et de danse !

mardi 13 février 2024

Sur mes pas à l'Usine C pour être à l'écoute (en direct) de "Radio Spirale X Usine C"; "Attention; Arts vivants" !

 C'est lundi soir, tout est tranquille en ville pendant que mes pas me mènent jusqu'à l'Usine C pour assister à la présentation de "Radio Spirale X Usine C". La description avait tout pour intéresser le spectateur curieux que je suis, soit, "Le souci de ne pas heurter la sensibilité du public se manifeste, ces dernières années, par la demande de plus en plus répandue de communiquer des « traumavertissements » (mieux connus comme des trigger warning !) avant la représentation d’un spectacle ou d’une performance."

Pause

Il y a un certain temps, toujours à l'Usine C, j'avais assisté à la présentation de "Crowd" de Gisèle Vienne (octobre 2022) qui n'était pas une oeuvre légère, mais néanmoins d'une dénonciatrice bienveillance, à mes yeux !. "Voilà une oeuvre troublante sur différents aspects des relations humaines, dans tout le spectre du meilleur jusqu'au pire montrées en concentré dans cet espace.", que j'avais écrit à l'époque. Durant la discussion qui avait suivi, je me souviens encore fort bien, les interventions soutenues et répétées d'une spectatrice qui aurait voulu avoir un "traumavertissement" ! Pour une oeuvre qui dénonçait justement les comportements inacceptables !!! J'en revenais, un peu mêlé !!!!

Fin de la pause

                                                                Tiré du site de l'Usine C

Ainsi donc, pour mieux m'y retrouver, sur "mon" siège en première rangée, et avec plein de monde autour, prend place le panel expert pour traiter de ce sujet, soit Isabelle Arseneau - Professeure agrégée de littérature française à l'Université McGill, Angela Konrad - Metteure en scène et directrice générale et artistique de l'USINE C et Nicolas Lévesque - Psychologue, essayiste et éditeur. Aussi pour animer la rencontre, Catherine Lalonde (poète et journaliste au Devoir). 

Durant toute l'heure qui a suivi, une fois la table mise par Catherine Lalonde, je suis plongé dans les différents aspects de cette notion selon les perspectives professionnelles des trois panélistes. Il faudra que je réécoute le balado lorsqu'il sera disponible pour mieux saisir les différents aspects traités tout au long. Néanmoins, de ce que j'entend, une constatation émerge spontanément en moi. Que c'est compliqué que de tenter d'avertir ou de prévenir un.e spectateurice de prendre place dans la salle ou de plutôt rester chez soi, compte-tenu des sensibilités plus ou moins grandes et surtout très variables ! Doit-on, aussi, avertir quitte à "divulgacher" ? 

De ma perspective, une réflexion émerge, sommes nous rendus à une époque de très (ou trop) grande prudence ou bienveillance ? Est-ce devenu un avertissement comme une procédure usuelle et très politique pour se prémunir contre tout retour ? J'en reviens aussi avec une recommandation de lecture, prise au vol, soit "La nostalgie de Laure" d'Isabelle Arseneau, sans oublier ceux de Nicolas Lévesque !

Au final, une heure de présentation, suivie d'une période de questions réponses toute aussi riche qui à défaut de me permettre de tout clarifier, me permet néanmoins de réaliser que cela peut-être tout un défi pour les diffuseurs de tenter de bien faire les choses !


mercredi 7 février 2024

Sur mes pas en danse: "Minuit quelque part", un pari risqué parfaitement relevé !

 Lors que mes pas me portent jusqu'à théâtre Maisonneuve, c'est pour y découvrir une proposition "différente" de ma perspective, de Danse Danse. En effet "Minuit quelque part" est une soirée concoctée par l'Agence Mickaël Spinnhirny et "La Résistance" (Lydia Bouchard et Merryn Kritzinger) qui proposera une oeuvre à "plusieurs mains", soit celle des chorégraphes Lydia Bouchard, Merryn Kritzinger, Virginie Brunelle, Kristen Céré, Marie Chouinard, Charles-Alexis Desgagnés, Ismaël Mouaraki et Anne Plamondon. Avec en plus, sur scène, une distribution toute étoile, soit Sophie Breton, Alexandre Carlos, Véronique Giasson, Cai Glover, Kyra Jean Green, Zachary Bastille, Katerine Leblanc, Danny Morissette, Lila-Mae Talbot, Yoherlandy Tejeiro Garcia.

                                Crédit Sylvie-Ann Paré tirée du site de Danse Danse

Pas besoin d'être un grand connaisseur de danse contemporaine pour savoir que les univers créatifs de ces chorégraphes sont différents. Il en reste que je suis bien curieux d'en découvrir le résultat et donc pas question de rater cela. Et c'est de mon siège en première rangée que je verrai le résultat de ces amalgames chorégraphiques ! Autour de moi, quelques visages familiers, mais aussi plusieurs nouveaux dont de très jeunes adolescent.es, résultat de mon analyse de l'effet "Révolution" (émission de danse sur TVA). 

Le moment venu se présentent devant nous Pierre Des Marais grand patron de Danse Danse et Mickaël Spinnhirny, fort dynamique, de l'agence du même nom qui, tout sourire nous présentent ce qui suivra. Le moment venu, les rideaux s'ouvrent pour nous faire découvrir différents univers et les êtres qui peuvent y habiter et que la nuit peuvent nous faire rencontrer lorsque "minuit" arrive et comme tout le monde sait déjà, minuit arrive peu importe où nous pourrions être !

En cette soirée, c'est là devant moi, que minuit, cette interstice de tous les possibles, entre la fin d'une journée et le début d'une autre, que s'est présenté les différentes façons de l'habiter, incarnées par des interprètes qui sont investi.es à faire irradier, tel un corps noir, ce moment de la journée. 

D'un tableau à l'autre avec des transitions fort réussies, autant en groupe qu'en duo, je découvre avec grand plaisir des moments de pure beauté dans lesquels apparaissent différentes perspectives chorégraphiques de la nuit. Le tout se termine avec une illustration d'une danse sur les "étoiles" fort réjouissante. 

Une fois les nombreux applaudissements faits, la rencontre d'après représentation avec Sophie Breton et Danny Morrissette, interprètes et aussi Lydia Bouchard, Merryn Kritzinger (La Résistance) permet de mieux comprendre les enjeux et les défis de cette création qui sera présentée dans toute la province dans les prochains mois. Il en reste que le résultat de leurs efforts permettra la rencontre entre la danse et le public "tout partout" ! Et pour moi, tout le monde y gagne à ce type de découverte!


dimanche 4 février 2024

Sur mes pas au théâtre: Une rencontre avec une grande dame grâce à "Nos Cassandre" à l'Espace Libre !

 Cette proposition avait attiré mon attention de par son sujet et un article dans Le Devoir m'avait convaincu ( https://www.ledevoir.com/culture/theatre/804777/theatre-theatre-comme-moyen-conscientisation.) 

Nous irions donc voir "Nos Cassandre" à l'Espace Libre qui portera sur la docteure Joanne Liu, idéatrice de cette pièce et dont la présentation n'est plus à faire ! À notre arrivée dans le hall, près de quarante minutes à l'avance, il y a déjà plein de monde. Et par la suite, jusqu'au moment de l'ouverture des portes de la salle, trente minutes avant le début de la représentation, il se gorgera encore plus de monde à ne pas savoir où se mettre ! Et c'est devant une salle comble, pas "un espace libre (!)" que le tout débutera.

                                              Affiche tirée du site de l'Espace Libre

Si le début est quelque peu déstabilisant, nous entraînant dans la mythologie grecque avec la présentation de Cassandre, fille de Priam, roi de Troie, mais surtout prophétesse que l'on a pas voulu écouter. Rapidement, nous revenons à notre époque et d'un court tableau à un autre, nous revisitons des épisodes "pénibles" de l'histoire, ceux d'épidémie, dont celui de l'Ébola et du choléra en Haïti, sans oublier la COVID-19 chez nous. Joanne Liu, ancienne présidente internationale de Médecins sans frontières, brillamment incarnée par Jade Barshee (quel beau casting !), bien entourée par Eliot Laprise, Claudiane Ruelland, Dayne Simard, Phara Thibault et Ismaïl Zourhlal, nous permet une incursion des enjeux, des défis, des dilemmes moraux aussi que doivent vivre les membres de cette organisation. 

Pas juste intéressante, pédagogique aussi, parce que l'histoire est un éternel recommencement et sommes nous prêt.es à affronter le prochain épisode. Peut-être vous rappelez vous qu'au début de la pandémie chez nous, les autorités avaient mis loin des lieux de décision cette femme fort expérimentée, mais aussi d'un esprit fort, trop fort  ? Celle qui au début de la pandémie, proposait des mesures provenant de sa riche expérience, mais qu'on avait pas écouté ! 

À partir de la rencontre avec cette femme d'exception, le metteur en scène Frédéric Dubois et l'autrice Anne-Marie Olivier ont réussi le pari de nous transmettre en peu de temps. Voilà une oeuvre qui mériterait d'être représentée !

Sur mes pas au La Chapelle pour y découvrir des "Fé.e.s sans foi", mais y être converti de plaisir !

 Je l'ai probablement déjà écrit ici, mais (pas grave !) lorsque mes pas me portent jusqu'au La Chapelle, je sais que je serai amené et porté aussi dans des territoires créatifs différents. Pour cela, je remercie la gang de ce lieu. En ce vendredi soir, c'est pour découvrir "Fé.e.s sans foi", le projet de Georges-Nicolas Tremblay en collaboration avec Simon Renaud et Romain Camiolo avec les trois sur scène.

                                            Tirée du site du La Chapelle

Avant de m'y rendre, je savais que les échos étaient fort positifs, mais ça sera à moi de me faire mon opinion. Le hall en cette soirée de "dernière", est fort achalandé. Une fois les portes ouvertes, je trouve "ma" place en première rangée et je peux constater ce qui se trouvent dans l'espace scénique, dont un clavier, et un support avec plein de vêtements. 

Et cette proposition en trois actes débute et qui me réservera des moments fort riches, poétiques et aussi surprenants.

Pause

Moi qui ai d'abord connu Simon Renaud dans les propositions de Daniel Léveillé dans lesquelles, la "froideur du corps" était de mise, dans ce qui suivra, je le découvrirai autrement . Fort heureux de cela !

Fin de la pause

Le thème de la fée, sera habilement et finement développé tout au long de ces moments qui débutent avec des sons de bouche et d'expressions faciales captivantes (de Georges-Nicolas Tremblay). Ensuite, nous sommes entraînés à leur suite lors de leurs métamorphoses vestimentaires et des moments tout en chant (fort beaux !). De ma perspective, la proposition à beau aller dans toutes les directions, eux comme nous, nous nous y perdons pas. Impressionné aussi, j'ai été par leur maîtrise des talons dans un des tableaux. Le tout se termine tout en douceur et j'en retiens surtout une phrase, "ensemble touchons le ciel" ! Et quand tu es fé.e, rien est impossible ! 

De cette proposition dont la description se terminait par la phrase, "Voici une danse musicale queer qui ouvrira, au-delà des normes et des conventions, un univers de possibles où les fé·e·s ont le droit d’exister.". Et dans ce monde troublé, voilà une proposition "feel good" qui m'a fait grand bien !

En revenant à la maison, un seul regret, celui que cette proposition toute aussi audacieuse que bienfaisante n'ait été à l'affiche que trois soirées ! 

vendredi 2 février 2024

Sur mes autres pas pour découvrir "(M)other" de Kimberley De Jong à l'Université de Montréal !

 C'était il y a presque deux ans (avril 2022), je découvrais "en ligne" le travail de Kimberley De Jong qui avait été fait à partir de sondages auprès de parents "sur l’expérience de la maternité et la transition vers la parentalité". Pour la suite, elle avait choisi six participants du milieu de la danse pour leur faire parler de leur expérience d'abord et ensuite les faire improviser en danse sur leurs propos. Cette utilisation des mouvements pour appuyer le propos m'avait plu, mais surtout touché ! Par conséquent, lorsque l'invitation à aller découvrir une autre déclinaison, en présentiel cette fois, de son projet, j'ai dit oui.

                                                     Tirée du site internet de la Galerie

C'est donc à la Galerie de l'Université de Montréal que mes pas m'ont amené. Voilà un lieu proche de mon lieu de mes dix ans d'études et que je découvre pour la première fois. Une fois la porte de la Galerie trouvée, je l'ouvre pour y être accueilli. Le lieu est calme, étant un "peu" à l'avance, les derniers préparatifs étaient en cours, j'ai tout le temps de faire le tour pour découvrir l'exposition "(M)other" sur le thème de la présentation que je vais découvrir, incluant les vidéo que j'avais vu à l'époque. Une fois ma place trouvée, je m'y installe et j'attends. À côté de moi, il y a celui qui fera la captation vidéo et devant un tapis tout rouge avec un fauteuil sur le côté, sans oublier un grand écran qui se trouve derrière, présentant des animations de fluides en plein mouvements (celles de Philippe Léonard). 

Comme si cela était au programme de la soirée, une toute jeune enfant fort dynamique et infatigable, sous les yeux bienveillants de ses parents prend "possession" de l'endroit et de mon attention. Comme si cela était la première partie, fort belle" de la soirée ! Le moment venu, le tout débute, officiellement avec l'arrivée des interprètes de la soirée (Karla Étienne, Geneviève Robitaille, Brianna Lombardo, Sara Hanley, Nicolas Patry et Anne Bourne au cello).

Le tout débute tout en gestes autour du tapis rouge comme le chemin à faire pour la parentalité. Il s'en suit de leurs prestations chorégraphiques appuyées par leurs propos sur  leur expérience personnelle. Ces propos nous plongent dans leur intimité relativement à ce qu'elles ou il ont vécu. Parmi ce que je découvre, il y a celle qui a refusé de suivre "le destin obstétrical par césarienne" de sa mère, celle aussi qui a dû vaincre la bactérie mangeuse de chair. Le tout est porté par les gestes qui enrichissent les mots, tellement bien ! Que l'on soit mère, que l'on soit père ou que ne le soit pas, ce qui est présenté peut nous rejoindre ! Il y a aussi une prestation de groupe pour, à mes yeux, illustrer que dans cette grande aventure de la parentalité, la solidarité avec les autres est un atout supplémentaire.

De ces moments, j'en reviens touché par les performances, mais aussi par l'atmosphère de douce bienveillance mutuelle et de "care" qui régnaient tout au long. Pour cela merci à vous, cela fait grand bien !

jeudi 1 février 2024

Sur mes pas à un programme double fort beau, danse théâtre, à la Salle Émile-Legault !

Mon agenda avait un vide et le programme de la soirée me permettait de voir et de revoir aussi deux propositions que j'avais ratées lors de la précédente édition du Festival Vue sur la relève. Pour cela, il me fallait aller "loin", soit à la Salle Émile-Legault sur le site du Cegep St-Laurent. Je suis donc parti de mon coin est de Montréal et avec un seul autobus (!), je me suis rendu à ma destination. 

À mon arrivée, je suis accueilli par le sourire accueillant de la responsable culturelle de l'arrondissement. Une fois les portes ouvertes, je me dirige tout en bas, mais pas, en première rangée ! Peu à peu le lieu se remplit, mais pas tant ! Le moment venu, cette même agente culturelle nous présente le programme de la soirée, deux coups de coeur pour elle de la plus récente édition du Festival Vue sur la relève, soit "Conjurer la (S)Cène) de Lila Geneix interprété par Alice Marroquin-Éthier et Adèle Morrissette (danse contemporaine) et "Ma vie en pénurie" de et avec Joëlle Thouin, accompagnée par Myriam Pellerin, Kevin Tremblay, Marie-Ève Grégoire et Frédéric Desormiers (théâtre documentaire) de la compagnie "Les Associés Inc".

                     Tirée du site FB de l'évènement

Pause

Lorsque la présentation de la soirée sera terminée, je serai d'accord avec elle !

Fin de la pause

J'avais déjà vu la proposition de Lila Geneix durant l'édition 2022 des Danses Buissonnières. Mais comme les oeuvres chorégraphiques peuvent évoluer dans le temps, j'étais curieux de découvrir ce qu'il en sera avec celle-ci que j'avais décrite à l'époque comme "une allégorie de la distribution de la richesse sur terre."  De ces premiers moments sur et sous cette table tout en long, les choses se placent et la rencontre se prépare, peut-être, entre ces deux femmes. Encore cette fois, je reste captif de leurs mouvements qui transforment leurs relations. Lorsque la table se met à tournoyer, j'en suis certain, la mystification des rôles est mise à mort, pour nous porter ailleurs, métaphoriquement, à leur suite !

De cette chorégraphe dont j'avais pu apprécier aussi une première ébauche d'une autre création, "Les vanités" récemment lors de la soirée "So you think that was dance", il semble qu'elle trouve avec, entre autres, la table comme accessoire, un terreau fertile pour créer des propositions chorégraphiques, fort inspirantes par ailleurs ! Et ça, j'aime bien cela !

Une fois la pause terminée et des chaises mises en place sur la scène, débute "Ma vie en pénurie" avec l'arrivée de cette femme (Joëlle Thouin) qui se présente à nous. Durant l'heure, elle nous parlera tout au long de son parcours professionnel dont la première destination était et est encore (?) une carrière comme interprète au théâtre. Parcours difficile et frustrant qui prend une tournure "alimentaire" en devenant "prof" dans une école secondaire après un passage comme suppléante. Tout au long de la présentation, sur scène elle sera rejointe par une galerie de personnages fort colorés et aussi à des informations (projetées sur le mur à l'arrière scène) sur le monde du théâtre. Impossible de ne pas apprécier l'énergie et l'engagement des différents interprètes qui d'un tableau à l'autre se métamorphosent, parfois très rapidement. J'ai beaucoup apprécié cette proposition durant laquelle cette femme se confie à nous et qui réussit aussi à nous toucher.

Lorsque mes pas me ramènent à la maison, par métro cette fois, je poursuis ma réflexion sur ces deux propositions qui au final, ont un point commun, celui de nous faire réfléchir sur l'état de notre monde en ces jours difficiles.