mardi 30 décembre 2025

Retour sur mes pas de la dernière saison automnale 2025 pour compléter l'année !

Pendant que la très grande majorité des lieux culturels prennent une pause bien méritée, mes pas à moi le font aussi. J'en profite pour prendre le temps de revenir sur ma première demie de cette année culturelle 25-26, renouant avec une vieille habitude. Tout au cours de cette période, un survol de mon blogue, me permet de constater que j'ai fait en moyenne une douzaine de textes par mois. Je dirais treize, si je n'étais pas superstitieux !

Cette demie année donc a débuté en septembre par "La grande rentrée" de l'UQAM pour assister à des propositions extérieures, sur la Place Pasteur". Revoir "en action" des personnes étudiantes ou des graduées, ça j'aime bien cela ! Et elle s'est terminée en beauté avec les gangs de première et troisième années de l'EDCM. Je ne reviendrai pas sur toutes mes rencontres, mais quand même sur certaines !

Entre ces deux moments, il y a eu le mois de septembre durant lequel, j'ai pu faire deux rencontres avec des personnages, gracieuseté du Festival Quartiers Danses. D'abord "Chez personne", j'ai pu apprécier une performance de Charles-Alexis Desgagné dans un loft, le sien, sur le boulevard des Pins. Ensuite, revoir en extérieur sur "la Catherine" cette fois,  "COWORKER" de et avec Nicholas Bellefleur. Cette proposition avec plus d'interprètes, je la reverrai plus tard en saison au Proto Studio ! Enfin, comment ne pas mentionner ma rencontre "magique" à la Salle Bourgie avec "Les veilleuses" de Simon Renaud (chorégraphie et conception) et Romain Camiolo (musique) avec sur scène Marie-Hélène Bellavance, Nasim Lootij et Ingrid Vallus à la danse et Marie-Annick Béliveau, Salomé Karam, Kathy Kennedy, Elizabeth Lima, Hélène Picard, Ellen Wieser au chant et aux mouvements.

Il s'en est suivi le mois d'octobre qui a débuté avec "Tenir parole" de Louise Bédard et Angelo Barsetti à l'Agora de la Danse pour se terminer avec Louise Bédard dans  "Petits Appareils / Small Appliances" de la compagnie Boulouki théâtre (Manolis Antoniou) à l'Espace Libre. Dire que j'apprécie beaucoup les performances de Louise Bédard serait un euphémisme et j'ai été gâté !

Toujours durant ce mois d'octobre, une autre rencontre à l'aveugle (dans le sens stricte du mot), avec  "Fragments: celle qui m'habitait déjà " d'Audrey-Anne Bouchard au MAI ! Une rencontre différente, fort bien amenée  qui active l'imagination ! Toujours en octobre, une activité "différente" à la Maison de la Culture NDG, soit une activité de médiation culturelle avec les Soeurs Schmutt et Chi Long qui m'a fait vivre de beaux moments "sur scène". Et sur une "note" différente, une proposition tout en chants dans mon "coin de pays" dans une église avec à l'affiche La Bronze que j'apprécie beaucoup et Jackson Jacoby, concoctée par Claudia Chan Tak pour mon arrondissement!

En novembre, plein de rencontres, mais je m'en tiendrai à quatre, soient d'abord "Theatre of Dreams" de Hofesh Schechter présentée par Danse Danse ! Je résume mes impressions avec les mots, "Voilà une proposition unique fort éblouissante. ". Il y a eu aussi une Passerelle 840 des personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM qui avec cette édition graduée, m'a permis de revoir en performance Lucca Bella Stothers et Jeanne Tétreault dans "dissolving" et ensuite Melina Pires « Dans les bras de Soledad ». Je poursuis ce retour du mois de novembre avec une proposition d'un créateur performeur "hors norme" dont j'apprécie chacune de ses oeuvres, soit Andrew Turner. "18 P_R_A_C_T_I_C_E_S", que j'avais déjà vu, je l'ai encore bien apprécié. Et petit conseil, si vous aussi vous voulez entrer en contact avec son univers "surprenant", elle sera présentée dans quatre Maisons de la Culture en avril et mai 2026. Quand je dis que c'est à mes yeux le plus philosophe des créateurs, prenez le temps de lire la description de cette oeuvre, "Cette pièce explore le « je » apparemment stable comme une collection de fictions étranges et tronquées, qui percolent juste sous la surface.". N'est-ce pas ?

Et pour compléter, dans un tout autre registre, je voudrais mentionner ma rencontre avec les nouvelles aventures du "Roi des singes" d'Aurore Liang au Studio-Théâtre des Grands Ballets. Alliant fort habilement différents arts chinois, impossible de rester indifférent à ce roi fort audacieux !

Pour finaliser cette revue semestrielle, en décembre, je pourrais affirmer que chaque rencontre était fort réussie. Mais je reviendrai sur mes deux rencontres coups de coeur. D'abord, celle avec Soraïda Caron à l'Agora de la Danse dans "Les petits désordres" qui a été pour moi, tout d'un coup de foudre ! Et celle aussi avec Geneviève La dans sa sortie de résidence à l'Espace Libre. 

Je pourrais ajouter ma rencontre avec la version de "DOGS RISING" de Clara Furey présentée par la gang du département de danse de l'UQAM. Aussi, ma présence à la soirée de Corpuscule Danse, durant laquelle, j'ai encore eu une démonstration que la danse est pour toutes et tous !

Je m'étais promis de faire cela pas trop long, donc je m'arrête ici. Il en reste que je me sens choyé de faire autant de belles rencontres tout en restant sur "mon" île de Montréal. Et je regarde vers l'avant et déjà mon agenda se remplit comme Lucky Luke qui tirait plus vite que son ombre. 

Pour ceux et celles qui m'ont lu jusqu'ici, je vous souhaite une bonne année 2026 et au plaisir de se croiser dans un des nombreux lieux de diffusion de Montréal !

mardi 23 décembre 2025

Sur mes pas "réels" et "virtuels" aux "Échos contemporains" de l'EDCM !

 Pourquoi ne pas profiter de la possibilité de découvrir deux fois plutôt qu'une, cette soirée. Parce que, voyez-vous, l'École de Danse Contemporaine de Montréal ou l'EDCM nous offre la possibilité de découvrir en salle, mais aussi en ligne leurs propositions de fin de session ou d'année, selon la perspective !

                                Crédit Maxime Côté. Affiche de la soirée tirée du site de l'EDCM

Donc, d'abord en personne, mes pas m'ont amené jusqu'au Wilder. Et avec plein de monde en attente, les portes de la salle s'ouvrent et moi, d'un pas décidé, je me dirige vers "mon" siège première rangée ! Pendant que les dernières personnes prennent place, devant, dans l'espace scénique, les accessoires sont mis en place, des plantes et des lutrins, par les interprètes de la première proposition de la soirée, soit "La Goddam Voie Lactée" de Mélanie Demers.

Pause

Je me souviens encore de l'effet de cette oeuvre sur moi et c'était en octobre 2021 !!!! Interprétée à l'époque par ce que je considérais comme une "dream team" soient, Stacey Désilier, Frannie Holder, Brianna Lombardo, Chi Long, Léa Noblet Di Ziranaldi !

Fin de la pause

Ainsi donc, Laurianne Bergeron-Routhier, Coralie Caloz, Julie Dupin, Elouan Gourvennec, Alikisia Ikauno, Fanny Labbé, Solveig Langlois, Stephania Koujelev, Elisa Martin, Oli Pedneault-Doucet, Marine Rausis, nous entraînent à leur suite dans cette "messe païenne" durant laquelle, les gestes, mais aussi le propos résonnent fort et bien. Pour moi, un moment particulièrement fort vers la fin lorsque l'une déclame haut et fort et qu'une autre chante tout en douceur, alimentant les mouvements des autres. Il y a aussi, tout au  long, leur présence et la physionomie de leur visage qui font en sorte de rendre plus perceptible le propos chorégraphique. 

Il s'en suit, "Enter Woven"de Victor Quijada, interprétée par Lilly Bouvier, Nathan Buldakova, Xalbat Corret, Angélyk Delisle-Hevey, Livia Fortin, Mélhya Kilic-Pégourié, Fanny Laplanche, Mathis Mailloux, Olivier Péloquin, Noémie Pino-Buisson, Margaux Pommier, Regine Sénatus-Lange, Catherine Simard. 

Rapidement, je reconnais la gestuelle de ce chorégraphe. Je découvre, comme le programme de la soirée l'indique, "Leurs corps forment des architectures. Ces structures se déplacent, et les individus se déplacent les uns au-dessus, en dessous et à travers les autres. Nous observons leurs histoires s’entremêler, se détacher, se reconnecter et se transformer.". En résumé pour moi, de façon fort talentueuse et éloquente, cette gang me présente la vie d'un groupe.

Après un entracte, nous est présenté "Ressac" de Véronique Giasson avec la gang de première année, soient, Romane Aubin, Ann-Florence Bégin, Jules Burt, Charlotte Chicoine, Nicolas Collin, Salomé Dagenais-Requesens, Marissa Desjardins, Grégory Di Gregorio, Maude Doublet-Viguié, Audrey Janveau-Brennan, Bree-Lynn Jennex, Sofya Kovalskaya, David Labelle, Apple Labescat, Margarita Machulskaya, Naomie Mésadieux, Nell Rossignol, Léanne Roussel, Raphaël Tousignant, Illenia Vargas Gimenez, Yoann Villeneuve. 

Avec cette proposition, c'est les aléas de la vie d'un groupe comme annoncé dans le programme de la soirée, "Ressac naît d’un mouvement cyclique : avancer, céder, revenir. La puissance du groupe y devient matière en perpétuel remous – un flux d’énergie brute où les vingt-et-un corps s’agrègent, s’opposent, se détachent.". Il en est d'un groupe comme celui d'une population et cela je l'ai bien ressenti tout au long. Et cette finale fort riche en symboles !

Le tout se termine avec "Marcher dans les cendres" d'Alan Lake. Sur scène, deux toiles sont installées avant de débuter, une noire et une autre rouge. La perspective sur notre monde du chorégraphe sera fort bien portée par toute le groupe de troisième année, soient Laurianne Bergeron-Routhier, Lilly Bouvier, Nathan Buldakova, Coralie Caloz, Xalbat Corret, Angélyk Delisle-Hevey, Julie Dupin, Livia Fortin, Elouan Gourvennec, Alikisia Ikauno, Mélhya Kilic-Pégourié, Stephania Koujelev, Fanny Labbé, Solveig Langlois, Fanny Laplanche, Mathis Mailloux, Elisa Martin, Oli Pedneault-Doucet, Olivier Péloquin, Noémie Pino-Buisson, Margaux Pommier, Marine Rausis, Regine Sénatus-Lange, Catherine Simard. De ce chorégraphe qui aime bien utiliser la matière, cette fois les matières principales de son oeuvre sont les interprètes qui relèvent, toute en gang le propos du chorégraphe.

Voilà une soirée qui couvre un large spectre chorégraphique et tout autant de mon siège en première rangée que de devant mon écran, j'ai pu apprécier les différentes perspectives de vision de notre monde.

Et plus tard, c'est encore avec plaisir que j'ai revu cette soirée !

Avant de terminer, je m'en voudrais de ne pas mentionner le travail de toute la gang de l'EDCM et plus particulièrement Isabelle Poirier (conseil à la création et à l'interprétation des trois pièces de la gang de troisième année) et Emmanuelle Bourassa-Beaudoin pour la proposition de la gang de première année.

vendredi 19 décembre 2025

Sur mes pas à la "Messe des fleurs, Si les fleurs savaient chanter", tout en chants de Marguerite Howells !

 Il arrive que mes pas, par coïncidence, me font découvrir de nouveaux territoires. Et c'est ce qui est arrivé récemment ! Cette histoire débute par une cérémonie religieuse lors d'un décès. Durant cette cérémonie, il y a évidemment des chants et tout au long, une chanteuse capte vers elle toute l'attention dont la mienne, qui me fait dire intérieurement, "quelle voix" !

L'histoire pourrait s'arrêter là, mais quelques temps plus tard, il y a une autre rencontre avec elle. Et là, j'apprends que cette voix, je peux la réentendre sur un C.D. ! Et que ce C.D., je peux en avoir un exemplaire et par conséquent, je l'ai !

                                                                   Tiré du site Youtube

Ainsi donc, je pourrai écouter et réécouter ce que Marguerite Howells indique à l'endos de sa pochette, soit "Ce CD est une prière en musique, un souffle sacré et un cadeau inattendu . " Ainsi donc, je découvre dix-huit chants religieux d'abord et une pièce instrumentale qui complète ce périple !

De la première "Paix en ta demeure" jusqu'à "Dans tout ce que je fais", je retrouve cette voix fort belle et riche. Le tout se termine tout en douceur avec "Eau", qui est une pièce instrumentale.

Sans revenir sur chacune des pièces, je m'en voudrais de ne pas en mentionner quelques unes, dont la toute première pièce "Paix en ta demeure" qui débute mon expédition tout en douceur avec des notes de piano qui mettent la table à cette ode fort pertinente en ces temps difficiles ! Il y a aussi la très festive "Chemin du monde" et enfin pour revenir sur terre, "Eau", "tout en piano (composition de Xavier Rousseau, pianiste sur l'album).

Et parce que ce CD est l'oeuvre de plusieurs complices, je vous indique les crédits:

Chants : Marguerite Howells, Sophie Raymond, Fred Long et Pierre Numainville (Kyrie).

Musiciens: Frédéric Bourdy, Pierre-Alexandre Maranda, Geneviève Parent et Xavier Rousseau.

Réalisation, prise de son et mixage: Frédéric Bourdy.

mercredi 17 décembre 2025

Sur mes pas à la Sortie d'atelier de Geneviève La à l'Espace libre !

 Je ne saurais dire comment j'ai pris connaissance de cette proposition, mais une fois connue, mon agenda me le permettant, c'est avec mon billet en main que mes pas se sont rendus jusqu'à la porte de l'Espace Libre en cette soirée de décembre. Au programme, pour conclure sa saison automnale, la série Absence, la sortie d'atelier de Geneviève La, en collaboration avec le Centre culturel vietnamien.

                
                                   Affiche de l'oeuvre tirée du site de L'Espace Libre

Ainsi donc, une fois la porte ouverte, je me dirige vers mon siège d'une des deux rangées devant un espace scénique tout en largeur. Devant moi je remarque une table côté cour, un long assemblage de fils attaché au plafond, côté jardin et une long rideau tout au fond. Après les paroles de Félix-Antoine Boutin, le silence se fait et je passe en mode "attentif". 

En entrée de jeu, je dois avouer que je n'avais pas lu le propos de l'oeuvre que j'allais découvrir, donc ??? Après un court moment d'attente, elle se présente à nous, longeant le mur arrière. De ses mouvements présentés tout au long de son parcours, j'en apprécie particulièrement les jeux de bras. Il s'en suit une série de tableaux qui à mes yeux représente un parcours de vie avec des moments durant lesquels elle chante. Elle se transformera aussi, avec entre autre le moment où elle émerge de son cocon. Je ressens un propos très personnel et cela me touche. Et elle complète son parcours par une magnifique et très touchante chanson en vietnamien. L'apothéose, à mes yeux, de ce que je venais de découvrir de ce parcours présenté, ouf !

Il s'en suit une rencontre avec elle et nous. Rencontre pour moi, fort riche en informations pour bien comprendre la trame narrative de sa création en l'honneur de son père, vietnamien, maintenant décédé.  Ainsi donc, sans le savoir, mais en le ressentant inconsciemment, j'avais assisté à une oeuvre sur le deuil. Et les mots d'invitation de l'Espace Libre, l'annonçait bien, sans trop en dire, soit, "Nous vous invitons à découvrir cette création encore en marche, entre poésie, danse et théâtre, et à célébrer ensemble la beauté fragile du lien qui traverse le temps.

Lorsque mes pas me ramènent fort heureux de cette rencontre, je me fais la promesse d'y être lorsque cette proposition sera présentée dans sa version finale. Parce que cette "Sortie d'atelier", promet d'autres belles rencontres avec le public. Soyez en averti.es !


mardi 16 décembre 2025

Sur mes pas "virtuels" au "Danses d'hiver" de l'EDCM !

 Mon agenda de spectateur étant fort chargé à cette époque de l'année, j'ai profité de cette opportunité de découvrir via mon écran les "Danses d'hiver" de l'EDCM ! Au programme, quatre propositions avec d'abord "PROJET PILOTE" de Meggie Cloutier-Hamel, suivi par "A Sentient Spiral" d'Amara Barner avec Niko Alevizakis, Simon Armeni-Crowe, Simone Beck-Haviernick, Ophélie Bégin, Agathe Bouydron, Colette Buttet, Marcela Calandria, Maude Carbonneau, Cloe Comstock, Samuel Duvall, Julia Gauthier, Maëlys Hardy, Julia Henry, Justine Heude, Oleksiy Kioresku, Vincent Lacasse, Béatrice Mathieu, Nora Paquet, Méliane Perreault, Eufémia Pongitore.


Il s'en suivra "Mercure rétrograde" de Clémence Dinard, avec Ben Harvey, Kate Manns, Charlotte Mégardon et pour compléter le programme de la soirée "CHORUS" d'Andrea Peña avec de retour sur scène Niko Alevizakis, Simon Armeni-Crowe, Simone Beck-Haviernick, Ophélie Bégin, Agathe Bouydron, Colette Buttet, Marcela Calandria, Maude Carbonneau, Cloe Comstock, Samuel Duvall, Julia Gauthier, Maëlys Hardy, Julia Henry, Justine Heude, Oleksiy Kioresku, Vincent Lacasse, Béatrice Mathieu, Nora Paquet, Méliane Perreault, Eufémia Pongitore.

C'est bien assis devant mon écran que je mets à découvrir ou redécouvrir, dans le cas de "PROJET PILOTE" les quatre œuvres. 

Et la présentation débute avec "PROJET PILOTE". Je revois le parcours de celle qui passe de sa jeunesse à son adolescence et sa période adulte. Utilisant ses avions en papier, elle nous explique sont parcours fait d'abandons et d'additions. Pour cette deuxième fois, dans son parcours, je vois ses rêves, ses illusions, ses souvenirs et aussi et surtout ses espoirs par son passage de de sa jeunesse à son âge adulte qui se termine avec une affirmation, "pourquoi pas" ! Encore une fois, je suis impressionné par l'apport de ces avions de papier au propos fort personnel que je découvre !

Il s'en suit "A Sentient Spiral" ! Une proposition avec des symboles forts, soutenue par un propos énoncé captivant. Ainsi donc, tout en écoutant les paroles hors champ, je suis attentivement ces corps qui nous illustrent les liens qui unissent les humains.  Le programme de la soirée l'indique fort bien à mes yeux, j'y ai vu "Une oscillation éternelle entre l’ordre et le chaos qui régit tous les processus vivants. Nos schémas mentaux et émotionnels, en tant qu’êtres humains, évoluent dans des chemins circulaires de mémoire et d’aspiration." Et lorsque la parole se tait, les corps se font encore plus présents. J'ai bien apprécié l'évolution des éclairages qui enrobe l'oeuvre et guide le propos. Et aussi, volontaire ou pas, il y a ces ombres derrière le fond qui se déplacent comme pour nous rappeler que même absent, notre présence peut laisser des traces. Voilà une proposition sérieuse qui a été interprétée de façon fort belle.

Après l'entracte, "Mercure rétrograde" qui au début se présente par l'apparition de dos et en contre-jour des trois interprètes . Et pour une bonne partie de la présentation, ils resteront sur place comme des notes fort actives sur une portée. Peu à peu, les notes se transformeront en ondes musicales échappant à leur ligne pour s'affirmer individuellement ! Une proposition d'une quinzaine de minutes qui pourra s'allonger et garder toute sa force, selon moi !

Enfin, pour terminer, "CHORUS". Une deuxième rencontre en quelques jours avec une création d'Andrea Peña, pas de quoi me plaindre, au contraire même !

Les derniers mots du texte de présentation, représente bien ce que je découvrirai tout au long, soit "Chorus nous invite à observer comment la vulnérabilité et l’insistance communes tissent de nouvelles formes d’avenir, où le corps collectif devient à la fois un lieu de subsistance et un terrain de transformation continue."

Avec une trame musicale en symbiose (celle de Coppélia LaRoche-Francoeur et Félix Gourd) avec le propos chorégraphique, je découvre les déplacements que nous présentent ces humains et leurs rencontres aussi. Même à distance devant mon écran, je me suis totalement laissé porté jusqu'à la fin ! 

En conclusion, même si pour moi, c'est en présence et de "mon" siège en première rangée que je préfère découvrir les univers chorégraphiques, les différentes perspectives que la captation permet, cela a rendu mon expérience de spectateur fort riche. Tout en constatant, que sur cette scène, il y en avait du talent !!!

samedi 13 décembre 2025

Il y a 10 ans .... !!!!

 Que le temps passe vite ! Il y a dix ans, sous l'impulsion de Claudia et l'aide de Bruno et Denis, j'effectuais ma transition de FB à mon propre blogue. Depuis, si vous me suivez, vous savez déjà que je partage régulièrement mes impressions sur mes sorties culturelles et non pas mes critiques, comme j'aime le rappeler ! Tout au long de presque 1300 textes, j'ai tenté de mettre en mots ce que je découvrais et ce que je ressentais. Quel bel instrument de mémoire pour moi. De cet artiste, il me semble que .... et après une courte recherche, j'ai la réponse. 


Mon blogue a évolué. De mes sorties culturelles, celles au cinéma n'y apparaissent plus. Mes palmarès de fin de saison aussi, mais à la suggestion d'une connaissance, je tenterai l'exercice pour cette fin d'année. À suivre, donc ! Si mes retours ont été utiles pour moi, j'ai le souhait qu'ils l'ont été aussi pour certain,es des artistes dont j'ai toujours apprécié le travail. Le milieu de la culture en est un pas facile, l'offre est grande et la demande, jamais à la hauteur du travail et de l'énergie de ses artisans !

Du titre de ce blog, représentatif de mes pas de spectateur, mais aussi de coureur, je me souhaite encore de nombreux pas, parce que chaque saison me présente de belles destinations. Merci à vous de prendre le temps de me lire !

vendredi 12 décembre 2025

Sur mes "autres" pas pour redécouvrir "BOGOTÀ" d'Andrea Peña & Artists à l'Usine C !

 Pour cette rencontre, mes pas m'ont amené plus tôt que d'habitude jusqu'à l'Usine C. La raison est simple, pour une première fois pour moi, la présentation de l'oeuvre sera précédée d'une discussion pré-spectacle avec la chorégraphe dirigée par Angelique Willkie (artiste associée à l'USINE C).

                       Crédit: Félixe Godbout-Delavaux. Affiche de l'oeuvre tirée du site de l'Usine C

Pause

Voilà à mes yeux, une très belle proposition qui nous permet d'obtenir à l'avance quelques clés d'interprétation, mais pas seulement. Tellement heureux lui aussi, mon crayon a débordé de joie à m'en tacher les doigts !!!!

Fin de la pause

 Lors de la discussion, les intentions de la chorégraphe nous sont énoncées, mettre sur scène des touches de magie dans le réel, par le biais de métaphores, de "shifter" l'imaginaire dans le corps, illustrer la complexité du chaos, élément sacré pour Andrea, de "queerer" la présentation de l'oeuvre, bon nombre des interprètes s'identifiant comme tel. Il y aura aussi sur scène, l'illustration du cycle de la mort et de la renaissance sur scène pour chaque interprète. Pour celle qui a des formations en design, en robotique et en mode aussi, je perçois dans ses propos que son rôle tout au long de la création de l'oeuvre à été de "contrôler la circulation" plutôt que de la diriger, laissant une bonne marge de manœuvres aux interprètes.

La discussion incluant une période de questions-réponses, complétée, mes pas se dirigent du café de l'endroit jusqu'à la porte de la salle où se retrouve déjà plein de monde. Le moment venu, je me dirige jusqu'à "mon" siège en première rangée pour prendre place d'abord et découvrir, ensuite, un espace scénique comme dans mes souvenirs. Sur le côté cour de la scène, hors scène, je vois un interprète qui est déjà là ! Et peu à peu, le tout commence. Et je me permets de reciter un extrait, toujours pertinent, de mon premier texte sur cette rencontre, en mettant à jour la liste des interprètes.

"Ainsi donc, devant et parfois tout proche évolueront Juan Duarte, Marco Curci, Jo Laïny Trozzo-Mounet, Jean-Benoît Labrecque, Jontae McCrory, Erin O’loughlin, Francois Richard, Frédérique Rodier, Chi Long dans cet univers sombre et de ma perspective déshumanisé comme peut l'être une cité ! Tout au long,  les relations se développent entre eux, les perspectives humaines évoluent comme ce qui les revêtent, de très peu à un peu plus ! Certains tableaux m'interpellent particulièrement dont celui durant lequel une piñata subit son sort habituel, celui aussi durant lequel les corps sautent jusqu'à bout de souffle et celui durant lequel face à nous, fait vibrer sa poitrine comme pour nous l'offrir ! Enfin, celui durant lequel, je vois la chute des héros dans ce monde déshumanisé qui vont jusqu'au bout et ce, sans filet !"

Une oeuvre durant laquelle les "états de corps" sont fondamentaux et qui sont portés par un groupe fort aguerri ! Et d'avoir pu en apprendre plus, juste avant la représentation a nettement enrichi mon expérience de spectateur. 

 Tout en revoyant intérieurement ce que je venais de découvrir, une question qui me taraude dans la tête en revenant à la maison, Où nous "amènera" la prochaine création d'Andrea Peña ? Parce que moi, j'ai bien hâte !!!!

jeudi 11 décembre 2025

Sur mes pas à la soirée de célébration du 25e anniversaire de Corpuscule Danse !

En ce mercredi soir, pendant que Mère Nature ajoute un beau tapis blanc sur la ville, mes pas se dirigent jusqu'au Théâtre Espace Libre pour assister à la soirée bénéfice du 25e anniversaire de Corpuscule Danse, codirigé par Marie-Hélène Bellavance et Georges-Nicolas Tremblay!

Pause 

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas déjà cette compagnie, je vous redonne ici, la présentation disponible sur son site. Corpuscule Danse se consacre au développement d’une danse inclusive fondée sur la rencontre d’artistes, étant ou non en situation de handicap, perceptible ou imperceptible. À travers la création et la diffusion d’œuvresla recherchela formationl’enseignement et la médiation culturelle, la compagnie contribue à l’inclusion, à la valorisation et à la professionnalisation des artistes de la diversité fonctionnelle et corporelle.

Fin de la pause

                                         Affiche de la soirée tirée du site de Corpuscule Danse

La capacité de cet organisme à ouvrir des horizons chorégraphiques au plus grand nombre, je l'ai déjà constaté plusieurs fois. Mes plus récentes rencontres avec une de leurs propositions, "Vibre ensemble" remonte à un peu plus d'un an à ma Maison de la Culture (Claude-Léveillée) et plus récemment, "Dépaysement: les eaux intimes", présentée par Danse-Cité à la Fonderie Darling, À chaque fois, j'en étais revenu fort heureux avec en tête, à la prochaine !

Une fois rendu, libéré de mon manteau, je peux me diriger dans la salle dans laquelle plein de monde se retrouve déjà ! Un écran au fond, une estrade aussi, une autre pour les instruments de musique et réparties dans le lieu des chaises et des tables. Le moment venu, le tout commence avec les discours d'usage animée par Maxime D.-Pomerleau, accompagnée par une interprète des signes. Il s'en suit une suite de performances illustrant les activités de cette gang. Il y a ce duo avec une des deux dans sa chaise roulante qui je le ressens, y met tout son coeur et leurs mouvements me rejoignent. Il y a aussi les moments de chant par Romane Lavigne (la fille de Marie-Hélène Bellavance) et Alexandra Templier. Les différentes prestations investissent le lieu et envahissent notre esprit. 

Entre deux séries de prestations, je peux découvrir la ligne du temps de cet organisme, découvrant les premiers moments de la compagnie, les différentes réalisations tout au long de vingt-cinq ans et me rappelant d'autres plus récents que j'ai eu la chance de découvrir souvent. J'y laisse même, à l'invitation d'une des responsables, un petit mot qui contiendra, "le temps passe, mais les impressions restent bien gravées en moi" ! La partie formelle de la soirée se termine fort bellement avec une prestation de Marie-Hélène Bellavance et Georges-Nicolas Tremblay. 

Et lorsque mes pas me ramènent sur cette ville encore plus blanche (de neige), je me sens tellement heureux d'avoir pu apporter ma petite contribution à un organisme qui le mérite beaucoup. Et si vous aussi, vous voulez donner un petit coup de main, voici le lien:https://corpusculedanse.com/faire-un-don/

lundi 8 décembre 2025

Sur mes pas à la soirée "Short&Sweet: Dedications" à La Sala Rossa !

 Mon agenda était chargé en ce vendredi soir, avec deux propositions au programme. Il y avait d'abord ma rencontre avec la gang du Département de danse pour découvrir leur version de "DOGS RISING" de Clara Furey, sur laquelle je suis déjà revenue et ensuite à quelques kilomètres de là (2,4 plus précisément), la soirée "Short&Sweet: Dedications" à la Sala Rossa. 

                                                     Affiche de la soirée tirée de son site FB

C'est donc avec des pas fort actifs que j'ai franchi la distance entre les deux lieux, tout juste à temps pour les mots d'ouverture, mais pas assez pour trouver une place assise. Pas grave, je suis là ! Quoiqu'une âme charitable, me laissera son siège à mi parcours de la soirée.

Les soirées "Short&Sweet", organisées par Sasha Kleinplatz et Andrew Tay, sont, je le rappelle des soirées durant lesquelles les artistes disposent de trois minutes pour présenter leur numéro et après ces trois minutes, lumière et son sont coupés. La dernière fois que j'y avais assisté, en mars 2020, j'avais adoré ! Donc pas question de rater cette fois ! Voilà pourquoi, mes pas étaient fort motivés pour s'y rendre ! Au programme de la soirée, pour moi, des noms connus et d'autres pas du tout. Je vous en donne la liste:  Alia As' Sadiq, Achraf El Abed, Nindy Banks, Sophie Corriveau, Fran Chudnoff, Mara Dupas, Thomas Duret, Cai Glover, Liam Gover, Winnie Ho, Hanako Hoshimi-Caines, Camille Huang, Lara Kramer, Michael Martini, Jontae McCrory, Lilia Mestre, Dana Michel, Neo, Claire Pearl, Emile Pineault, Satinée, Claudia Chan Tak, Sovann Rochon-Prom Tep, Jacob Wren.

C'est donc à vingt-cinq courtes performances que nous aurons droit et encore cette fois, je ne reviendrai pas sur chacune, d'autant que mon calepin et mon crayon sont restés bien sagement dans mon sac.

Il en reste que je vous en partage quelques moments dont certains rendent ce type de soirée mémorable. Le tout a débuté par la performance de Thomas Duret, fidèle à lui-même nous indique ce qu'il ne veut pas être avant de construire sa forteresse gonflable. Sophie Corriveau nous amène dans de tout autre territoires familiaux, fort touchants. Mara Dupas, toute mystérieuse, investie d'abord la scène pour ensuite venir à nous ! Le moment le plus surprenant de la soirée nous est donné Sovann Rochon-Prom Tep qui, de dos, nous propose deux fesses fort volubiles ! Il y a eu aussi, les moments politiques de Claudia Chan Tak en appui à son peuple de Madagascar ! Il y aura aussi celle (Camille Huang, il me semble) qui complétera ses moments avec du body surfing dans la salle ! Je pourrais poursuivre, mais je m'arrête ici avec la dernière proposition de la soirée avec Winnie Ho (probablement planifiée pour être en toute fin), qui avec sa complice, ont parsemé la scène de débris de gâteaux dans un rituel déjanté!

Il en reste qu'encore une fois, j'ai beaucoup aimé. Impossible de ne pas apprécier la diversité et l'imagination des artistes lorsque libéré de toutes contraintes, sauf de celle du temps, évidemment ! Et pourquoi pas espérer qu'encore une autre fois, Sasha et Andrew en organiseront une autre !

dimanche 7 décembre 2025

Sur mes pas au Département de danse de l'UQAM pour découvrir "DOGS RISING" de Clara Furey par les personnes étudiantes de l'UQAM !

 Voilà une rencontre que je n'aurais pas voulu rater et ce pour deux raisons. D'abord parce que, ce seront  les pas sur scène de "ma" gang de l'UQAM, et ensuite, cette oeuvre de Clara Furey, je l'avais raté !

                                            Affiche de la soirée. Crédit: Baco Lepage-Acosta

Ainsi donc en ce vendredi soir pas si froid, mes pas se dirigent jusqu'au 840 rue Cherrier pour y être gentiment accueilli et monter tout en haut (par ces majestueux escaliers !) pour attendre l'ouverture des portes. Le moment venu, les portes s'ouvrent et je peux me diriger vers "mon" siège en première rangée. Et puis le lieu se remplit et Caroline Laurin-Beaucage ( Directrice de l’unité des programmes de premier cycle (baccalauréats en danse)) nous adresse les paroles d'accueil ! 

Et puis, le tout débute avec l'arrivée des interprètes, soit la cohorte de troisième année, Gabrielle Charlebois, Antea Chintoh, Antonia Duplenschi, Julia Fafard, Mary-Celeste Flores Zapata, Fannie Lahaye, Roxane Larose-Gra, Jade Leblanc, Florence Létourneau, Lula Mengual, Anielka Oliva-Ruiz, Christèle Pegeurro, Adélie Poulin-Coulombe, Alexia Richard, Alexandre Rival, Gabrielle Rodriguez Rosal, Leïla Thiffault-Hébert, Valérie Thouin et Kevin Andres Tilleria Acevedo.

Pour ouvrir le tout, il y a les mouvements qui captent mon attention et qui me captivent, soit les hochements d'épaule de deux interprètes qui m'amènent dans une attitude de réception tout attentive. Dans ce qui suivra avec une partie de la gang sur les côtés, il y a ce qui était annoncé, ""DOGS RISING" explore la vibration intime du corps. Les interprètes, en alternance, orbitent dans une spirale hypnotique, traversée par des ondes qui résonnent dans l’ossature.". Rarement toute la gang en mouvements ensemble, je découvre les relations qui s'établissent, de proche ou de plus loin, et ce même si elles se font entre interprètes avec des couleurs de costumes différents. Je me laisse porter par les pulsations, les impulsions et les pulsions présentées en différentes variations et avec intensité. Je constate aussi que tout au long, les sourires s'échangent entre eux ! Sourires aussi présents lors du dernier tour de piste durant lequel se forment trois groupes de même couleur.

Je résumerai mes impressions, suite à ces moments, comme celui qui a lu un poème et qui s'est laissé porter par le sens des rimes et la musicalité des mots et la performance de cette belle gang !

vendredi 5 décembre 2025

Sur mes pas à une rencontre d'une artiste à l'Agora de la Danse qui a tout d'un coup de foudre !

Bon avec ce titre, je mets la barre haute, mais soyez rassuré.es, je la franchirai avec ce texte. Ainsi donc, lorsque mes pas me portent jusqu'au Wilder pour assister à la dernière proposition de cette année de la gang de l'Agora de la Danse, je n'avais rien lu sur la proposition à venir, sinon le nom de la chorégraphe interprète, Soraïda Caron. Ce nom résonnait quelque peu en moi, mais pas moyen de trouver un souvenir tangible. 

                                    Crédit Mathieu Prezelin tirée du site de l'Agora de la Danse

Me voilà donc à la porte de l'Espace Bleu avec plein de gens du milieu autour de moi. Le moment venu, je prend place sur "mon" siège en première rangée pendant qu'autour de moi plein de monde trouve le leur. Devant, un espace scénique avec un espace par terre, blanc, un espace sur un mur, blanc aussi et enfin, une table blanche aussi.

Le  moment venu, arrive Soraïda Caron qui dans les moments qui suivront investira le lieu pour nous entraîner dans "Les Petits désordres" qui s'avèrent être une incursion dans son intimité. Avec une performance théâtrale et chorégraphique aussi, fort belle, elle capte mon attention et vient me toucher droit au coeur. 

Elle nous présente son parcours de vie, avec son adoption et son arrivée dans son pays d'adoption dans un des beaux coins de notre province dans le bas du fleuve. Tout au long, cette table, lui sert de partenaire, mais pas seulement. Aussi de point d'appui à son récit. Je dois l'avouer, je suis tout autant touché que captivé ! Et puis le tout se termine de façon fort belle. 

Parce que c'est jeudi soir, il y a la rencontre d'après représentation animée par Karla Etienne. Et ma rencontre avec Soraïda se poursuit. Impossible de ne pas apprécier sa façon fort expressive de répondre aux questions, dont la mienne qui portait sur la symbolique et l'importance de la table très présente tout au long ! Et cette table, fort solide, je l'apprendrai, est à elle ! Je reviens conquis de cette rencontre qui a eu, pour moi, tout d'un coup de foudre.

Question de mieux la connaître, une recherche sur le Web m'amène sur une vidéo sur You Tube qui m'a permis de mieux la connaître, confirmant mes impressions sur elle. Et je vous propose de la découvrir en suivant ce lien. 

https://www.youtube.com/watch?v=FSkm0tI7MZo

 

jeudi 4 décembre 2025

Sur mes pas au La Chapelle pour être "désorienté" (!) par "Use et abuse" !

 Il y a un certain temps que mes pas ne m'avaient porté jusqu'à la porte du La Chapelle ! Et profitant d'une éclaircie dans mon agenda, je pourrai découvrir "Use et abuse" du duo Alix Dufresne et Christian Lapointe. Et pour moi, cela sera une première rencontre avec ce duo. Quelque peu informé avant de m'y rendre du sujet de la proposition à venir, je garde bien en tête l'information suivante,  elle et lui "s’emparent de la vidéo-conférence intitulée, Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art donnée par le philosophe Alain Deneault en 2021 et tirée de son livre L'économie esthétique."

                                        Crédit Maxim Paré Fortin tirée du site du La Chapelle

Ainsi donc, bien assis sur "mon" siège en première rangée, je ne vois rien dans l'espace scénique, sauf une console, côté cour! Et puis lui (Christian Lapointe), apparait discrètement derrière la console pour ensuite procéder de façon pas du tout discrète à l'installation des lieux. Est-ce le début de la représentation ???? Et sur l'écran derrière nous apparait deux informations, "une représentation jamais répétée" et que la durée est de 50 minutes (le hall d'entrée indiquait 60 minutes !). Et puis, il se met à courir pendant que de la musique se fait entendre.

Difficile de bien décrire ce qui suivra, suite au début de la vidéo-conférence avec la présentation de la conférence sur l'écran arrière et de la prise de possession de l'espace scénique par les deux complices. Tout au long, je serai intrigué et captivé par cet étrange amalgame que je serais aussi tenté de qualifier d'iconoclaste, de mouvements devant moi et de conférence (d'Alain Deneault) qu'Alix Dufresne reprend à son compte par intermittences. Je dois souvent choisir et cela est difficile. Il y a d'une part, ce propos fort intéressant et instructif sur les différents liens entre l'art et l'économie et d'autre part, les déplacements et les métamorphoses des deux complices. Mon attention butine d'un à l'autre, résistant à la tentation de ne me concentrer que sur un seul. Et lorsque le tout se termine de façon fort surprenante, avec deux micros sur pied sous leur projecteur, un silence autour de moi se fait. Qu'est ce que l'on attend de nous ? Et puis reviennent sur scène les deux artistes pour recevoir les applaudissements.

Encore une fois le La Chapelle, me propose une oeuvre qui me sort de mes sentiers battus et avec en bonus une fort belle et surprenante réflexion sur le mon de de l'art !

Pour les intéressé.es, un article fort intéressant sur cette oeuvre sur le site du Devoir signé par Sophie Pouliot (https://www.ledevoir.com/culture/theatre/937908/use-abuse-art-mutinerie).

lundi 1 décembre 2025

Sur mes pas à la rencontre de "RÉSONANCES, Les chansons inoubliables des reines de la pop" !

 En cette fin d'après-midi d'un dimanche grisâtre, mes pas en bonne compagnie se dirigent dans le nord-est de Montréal, jusqu'à l'église Saint-René-Goupil pour assister à l'événement, "hors les murs", présenté dans le cadre de la programmation de la commissaire en résidence, Claudia Chan Tak. À ce type de rencontre, j'en étais pas à une première fois et, toujours, j'en suis revenu fort heureux. Et sans vouloir divulgacher, cette fois ne fera pas exception. Mais commençons par le début, soit notre arrivée à l'église et y être fort bien accueilli et ensuite nous diriger sur un des bancs d'église proche du devant. Peu à peu, le lieu se remplit et le moment venu, la personne responsable de la Maison de la culture s'adresse à nous pour "mettre la table" à ce qui suivra, concocté par Claudia Chan Tak et Rich Ly. 


                                            Crédit Drea Xu tirée du site de l'évènement

Au programme, entre autres des morceaux de divas telles Céline Dion, Whitney Houston et Mariah Carey, mais pas seulement. Et puis arrive sur scène les trois chanteuses, Cristine Toca qui a participé la "La voix" en 2019, Drea Xù et Van Pham, accompagnées au piano par Daniel Luo. Rapidement, nous sommes entraîné.es dans l'univers des reines de la pop. Tout au long, les voix s'additionnent et s'assemblent, mais aussi s'envolent et virevoltent !

Il aura aussi les moments, durant lesquels seules, avec une à la guitare et une autre au clavier, elles nous proposent des chansons d'ici ! Et aussi les moments, tellement beaux, avec Daniel Luo au piano et Ran Wang au guzheng (instrument traditionnel chinois à cordes pincées, caractérisée par sa longue caisse de résonance en bois de paulownia et ses cordes fixées par des chevalets mobiles). 

Pause

C'était notre deuxième fois en peu de temps avec Ran Wang et son instrument. Impossible de ne pas apprécier ce que elle et son instrument nous propose !

Fin de la pause

 Et puis aussi le moment, durant lequel elle viennent vers nous pour chanter. 

Au final, ma blonde et moi, sommes unanimes, quels bons moments durant lesquels nous nous sommes envolés sur les ailes de ces chansons tellement bien interprétées ! Je dois l'avouer, c'est parce que Claudia en était l'instigatrice, mais une prochaine fois, si ce groupe est au programme, nous y retournerons, pour peu que cela soit sur l'Île de Montréal !