samedi 9 janvier 2016

Sur mes pas au cinéma; "Youth"

Je me souviens encore de la forte impression que m'avaient fait 'La Grande Bellezza" et aussi, le moins récent "Il Divo" du réalisateur Paolo Sorrentino, des oeuvres avec un enrobage particulier qui laissent des traces. Ainsi donc, voilà pourquoi je me suis rendu dans une salle du Cinéma Beaubien pour découvrir sa plus récente oeuvre "Youth", traduit ici de façon fort appropriée par "Jouvence".

J'ai lu à propos de ce film que c'était une expérience cinématographique et je suis tout à fait d'accord. L'action se déroule dans un hôtel  de vacances dans les Alpes suisses et tourne autour d'un chef d'orchestre de près de quatre-vingt ans (Michael Caine, sublime) à la retraite, de sa fille (Rachel Weisz, touchante) et de son ami d'enfance (Harvey Keitel, convaincant). Tout au long des deux heures de projection, nous sommes charmés par la beauté des images, séduits par la trame musicale et par l'efficacité des dialogues. Nous sommes troublés aussi par la teneur de ces mêmes dialogues et par ce que vivent les différents personnages.

Cette réflexion sur la vie passée et présente, sur les souvenirs, ceux que l'ont veut bien conserver et partager ou non, sur les regrets que l'on a ou pas, est illustrée dans des dialogues justes, faisant parfois rire, mais je le rappelle, ce n'est pas parce que c'est drôle que l'on rit.

En conclusion, une oeuvre de contrastes qui mérite le déplacement et qui vous réfléchir sur certains enjeux de la vie.



5 commentaires:

  1. Bravo pour ton nouveau blogue Robert. Je te souhaite beaucoup de succès, et je t'assure que je serai un lecteur assidu.
    Michel J.

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  2. Mes félicitations pour ton blog, cher Robert. Une conversation récente avec des amis, puis, aujourd'hui, la lecture de ton commentaire critique à propos de Youth, m'ont amené à me rendre impulsivement au Cinéma du Parc cet après-midi. Le visionnement de Youth m'a plu, ma touché. Cette vieille amitié où les silences valent encore plus que les paroles échangées, ces réflexions sur le temps de nos vies qui nous échappe d'une certaine façon, la musique, la finale, tout ça, m'ont ému.
    Au plaisir de te lire à nouveau.
    Benoit Pagé

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    1. Merci Benoit. Heureux que tu ais apprécié ce film autant que moi.

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  3. Bon ben...
    Je le lisais avec plaisir et voilà que je vais te lire avec "intérêt"... Un intérêt égocentrique that is. Comme dans "voyons voir ce qu'il propose et qui pourrait me plaire".
    Me reste l'univers de la danse qui, pour moi, reste inconnu, comme une frontière avec une zone exotique , ésotérique j'irais jusqu'à dire. Mais dans la vie, il ne faut jamais dire jamais...

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