samedi 23 janvier 2016

Sur mes pas en danse; "Par le chas de l'aiguille"

Pour son premier projet d'envergure, Audrey Bergeron se dévoile aux spectateurs, avec "Par le chas de l'aiguille". Dans le programme, elle annonce ses couleurs avec une oeuvre aux neuf (9) adjectifs dont l'objet premier est la femme. Pour ma part, de cette incursion en territoire féminin, j'en retiens surtout les trois suivants, "contrasté, ludique et habillé".

Les trois interprètes (Kim Henry, Merryn Kritzinger et Jessica Serli) toutes différentes habillées aux couleurs complémentaires nous présentent avec leur intensité personnelle des versions différentes de la femme moderne (et de la chorégraphe, peut-être ?) dans une série de tableaux riches en états de corps. Des états de corps qui se transmutent en état d'être. Dans le premier tableau, les personnages nous apparaissent à tour de rôle avec des yeux "rehaussés" qui nous fixent et qui nous interpellent. Par la suite, c'est leur individualité qui prime en exprimant leur angoisse, leur frénésie et leur folie, serais-je tenté d'ajouter. Le tout se termine avec un tableau à un seul personnage qui a tout de la confidence ou du dévoilement.

Les différents tableaux sont particulièrement bien rehaussés par la trame musicale efficace d'Antoine Berthiaume ainsi que par les habiles éclairages de Paul Chambers et David-Alexandre Chabot.

Une oeuvre cependant qui aurait gagné à être présentée dans une plus petite salle pour faire plus ressortir le caractère intimiste du propos.

                               Photo : Frédérique Bérubé


3 commentaires:

  1. Très belle plume comme toujours et tu recrute de nouveaux adepte au 2-3 jours environ...Bravo pour ton succès profite en bien et bonne continuité!

    RépondreSupprimer
  2. Correction: la musique est d'Antoine Berthiaume.

    RépondreSupprimer