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mardi 20 août 2019

Sur mes derniers pas au ZH Festival 2019: Un beau programme double riche de son contraste

En ce mercredi soir d'un mois d'août tout à fait conforme à l'idée que l'on peut se faire d'un été dans l'hémisphère nord de notre planète terre, mes pas m'ont porté pour une cinquième et dernière fois jusqu'aux portes de la Maison de la Culture Maisonneuve pour assister au ZH Festival.

Au programme deux œuvres chorégraphiques "Au revoir zébu" de et avec Claudia Chan Tak et "Elles : Work in progress" de Andrea Pena avec Roxanne Dupuis, Eryn Tempest, Janelle Hacault, Kaitlyn Ramsden et Marijoe Foucher. Dans le hall d'entrée, la foule est, encore cette fois, fort nombreuse. Au hasard des rencontres, deux artisans me parlent de façon fort enthousiasme d'une oeuvre à venir cet automne ( "Camille: Un rendez-vous au-delà du visuel" d'Audrey-Anne Bouchard présenté au MAI). Pour la petite histoire, suite à cette soirée, je me suis procuré mon billet et vous devriez le faire vous aussi ! Mais revenons au propos premier de ce texte, soit les deux œuvres de la soirée !!!!

                                          Tirée du site du ZH Festival

À mon entrée dans la salle, je trouve ma place, en première rangée, tout juste à côté de Claudia Chan Tak, assise elle aussi, tout proche de moi avec, devant elle, sa tête d'un animal tout argenté mais qui semble si loin, dans ses souvenirs sûrement, ceux de sa grand-mère paternelle, comme il l'est écrit dans la description de l'oeuvre. Les sièges trouvent place à côté et derrière moi et une fois la salle bien pleine, les lumières se font discrètes. Elle se lève lentement et se dirige vers la scène où se trouve des rayons de tissus qui composent la robe promis à son aïeule, occupent toute la scène qui compose. Impossible de ne pas remarquer les éclats toutes couleurs flamboyantes de ces tissus dont elle fait d'abord tout le tour. Sa marche a tout du début d'un rituel fort solennel avec son regard qui va vers là-haut et qui y entraîne le nôtre. Et de la périphérie, elle se rapproche du centre tout en rotation. Et puis elle prend place dans la robe et encore par rotations, elle amène à elle tous ces tissus déployés. dans le tableau que j'ai préféré. Comme nous pourrions l'imaginer de cette femme appelant à elle sa famille. L'effet esthétique de ces rayons de tissu qui se rapprochent peu à peu est fort surprenant et éminemment beau. Le tout est riche en symbolique et en introspection. Et puis arrive le moment du départ, fort de sa simplicité. Merci Claudia pour ces moments !

Une fois la pause terminée, nous reprenons place dans la salle avec une rangée en moins pour découvrir "Elles : work in progress" qui débute par l'arrivée en scène des interprètes toutes de blanc et gris vêtues. La suite se présente, sur une musique percussive fort efficace, différents tableaux d'une oeuvre assez classique. Nous découvrons, par exemple, comment le vent peut porter les corps ou comment l'effet d'entraînement peut se propager d'un corps à l'autre. Comment la cohésion dans un groupe se fait ou se défait. Avec une gestuelle assez formelle, bien portée par les corps des interprètes, relativement facile de se faire son histoire avec les différents chapitres qui nous sont proposés. "Elles : work in progress" est une oeuvre accessible qui a, de ma perspective, les "ailes" qu'il faut pour prendre son envol sur d'autres scènes. 

Une dernière sortie fort bien réussie pour cette onzième édition du ZH Festival. 

mardi 17 avril 2018

Sur mes pas en danse: "L'art d'être seul.es" mais en bonne compagnie (!) selon Claudia Chan Tak

Avril est le mois de la danse qui culminera avec la journée internationale de la danse le 29 avril prochain. Que ce soit dans les salles habituelles de diffusion ou non, de la danse, il y en a plein et mes pieds ont peine à faire des choix, parfois déchirants. Mais en ce jeudi soir, ils se sont dirigés jusqu'au Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (au Pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM) pour apprécier le travail d'une de mes chorégraphes "chou-chou" Claudia Chan Tak.

C'était une première, tout comme pour la troupe à l'affiche, La Troupe de danse contemporaine de l'UQAM. Évitons toute confusion, ce sont dix-sept étudiant.es de différents programmes universitaires, dont droit, marketing, sexologie, sauf celui du programme de danse. Pour eux, de programmes différents, la danse a été un point de rencontre et un passe-temps pour lequel, ils ont consacré leurs dimanches soir depuis septembre (et nous sommes mi-avril !).

Une fois rendu dans la salle et à notre place, nous découvrons des chaises vides au fond et sur les côtés de la scène autrement vide. Et ces chaises d'abord seules, viendront s'y asseoir sur ou à côté, à tour de rôle, les interprètes et la chorégraphe. Le temps passe et eux nous regardent, comme si la représentation était inversée, impression particulière (mais pas désagréable) de ma première rangée ! Arrive le moment et la chorégraphe, aussi présentatrice pour l'occasion, se lève et nous fait une brève présentation de son travail avec eux et aussi de l'artiste invitée en première partie, Elise Daubié qui nous présentera "Mon printemps".

La présentatrice quitte la scène et les lumières s'éteignent. Et lorsqu'elles se rallument dans une semi pénombre, Élise Daubié se met en mouvements. Sa courte prestation (une dizaine de minutes) est colorée d'états de grâce et d’apesanteur qui se ressentent bien. Cela en accord avec une phrase de la description, soit "Mon printemps expose un perpétuel renouvellement qui tend vers de nouvelles aspirations ainsi qu'une certaine authenticité." Court moment qui me fait regretter mon impossibilité à me rendre, depuis un certain temps, aux représentations de la "Passerelle 840" du Département de danse de l'UQAM.

La pause est courte, puisque les interprètes étaient restés sur scène. Et graduellement, ils viendront danser et mettre ne mouvement la vision de la chorégraphe, "celle que l'on vit à 17, celle que l'on ressent, que l'on fuit, que l'on maudit, que l'on recherche, que l'on chérit et enfin, celle que l'on danse seul ou ensemble." Les différentes déclinaisons de "L'Art d'être seul.es" avec des solos, des duos, des mouvements de groupes nous permettent de constater que être seul.e peut être mis en évidence et rehaussé avec du monde autour. Et, aussi, avec un nombre impair d'interprètes, le moment tellement éloquent de se retrouver seul.e après la formation de duo. Certains tableaux l'illustrent bien et ces jeunes montrent une intensité et un plaisir à nous les présenter. Ils occupent toute la scène et, juste à être un peu observateur, pour constater l'effet sur leurs visages, dont certains sont totalement irradiants. L'oeuvre permet à des amateurs de goûter aux plaisirs du mouvements avec une oeuvre relativement complexe et nous le constatons aisément dans un des derniers tableaux qui demande une bonne cohésion.

Mes pas me ramenant à la maison, je cogite sur l'apparente contradiction de "L'art d'être seul.es" en bonne compagnie et, un peu aussi, sur le regret de tenir mordicus à ma position de spectateur.

Félicitations, Adrien Poujade, Catherine Fournier, Maude Roussin, Andréanne Bourgeois, Eugénie Pigeonnier, Simon Bilodeau-Colbert, Anne-Marie Vaillancourt, Geneviève Boyer, Thibault Ayrinhac, Camille Vannobel, Inès Amade, Virginie Mikaelian, Candice Zogo Mvoa, Karianne Leclerc-Hallé, Zoé Arena Cosandey, Catherine Descoteaux et Léa Blouin-Rodrigue.

Et bonne poursuite sur d'autres scènes.

                                 Photo du Centre Sportif de la gang sur le site de l'UQAM



samedi 20 janvier 2018

Sur mes pas en danse: Bien accueilli chez Claudia ChanTak

Pour cette avant-première, "Bienvenue chez moi, petite Malgache-Chinoise" chez Tangente, j'étais invité et fort heureux de l'être. Parce que dans ce qui m'allait être présenté, j'en avais vu les premiers pas au département de danse de l'UQAM pour la présentation de son mémoire de maîtrise. Par la suite, j'étais présent pour la version enrichie au MAI, il y a un peu plus d'un an. Cette version était enrichie dans l'espace scénique, mais surtout dans les propos par son retour dans les lieux de ses origines chinoises. Avec ces deux présentations, elle nous permettait de mieux comprendre ce qu'elle est devenue. Elle nous montrait aussi sa capacité à illustrer en images, en gestes et en propos l'importance de ses origines. De cette artiste multi-disciplinaire, donc, dont je suis les oeuvres depuis beaucoup plus longtemps et qui m'impressionne par sa capacité à me montrer, pas question de rater son dernier opus. Et le plaisir a été à la hauteur de mes attentes.

Depuis la première présentation, la présentation de son "univers" personnel et familiale s'est enrichie et c'est dans la salle Dena Davida, qu'elle nous propose une perspective "fort riche" qui remplit toute la place. S'il est difficile de rendre compte avec justice de tout ce que nous pouvons y découvrir et du travail nécessaire que y arriver, il est encore plus difficile de ne pas tenter de le faire. En voilà donc quelques éléments qui pourraient vous dire pourquoi, "zut !", je l'ai raté, parce que deux jours de présentation, ce n'est pas très long. Voici donc mon compte-rendu, bien partiel de mon petit tour du "propriétaire".

 À notre entrée dans la salle, les clichés (gracieuseté de Vanessa Fortin, Anne-Flore de Rochambeau et David Wong) sur les dix jours de l'installation de l'oeuvre et qui permettent de prendre conscience de l'ampleur de la tâche. Parce que Claudia pourrait reprendre à son compte la phrase d'Elvis Gratton, "Think big", parce que la place regorge de son univers. Univers riche de sa visite en Chine avec vidéo sur petit écran (devant ses petits chiens mécaniques bien sages et attentifs) et, juste à côté, sur grand écran aussi. À l'opposé, une série de photos commentées qui rendent compte de sa visite en Chine, de Pékin à Pékin, en passant par Chengdu et Foshan, nous permettant de suivre ses pas à la découverte des couleurs d'antan et plus futuristes de la Chine d'aujourd'hui, que je ne verrai jamais par moi même. Il sera possible aussi de découvrir son intérêt pour le panda qui se traduit par la présence fort nombreuse dans un "coin" de la salle (près de 300 représentations faites par elle). Pas trop loin, un certificat d'une adoption d'un panda qui me semble celui "très" officiel. Ses origines se traduisent aussi par des enveloppes "rouges chine", souvenirs de son enfance. Il y aura aussi la présence de Kitty, cette chatte fort présente dans son parcours artistique et qui semble venir de là-bas. Impossible de ne pas mentionner ce coin de lanternes, toujours plus riche en nombre dans lequel, il est possible de prendre place dans des coussins fort invitants et de découvrir la perspective zen qui va tout en haut. Ce que j'ai fait, en bonne compagnie.

Trop de choses à voir et à décrire. Trop de choses pour pouvoir rendre justice. Juste un monde, le sien, celui de Claudia Chan Tak, qu'il faut découvrir pour en apprécier la beauté et l'intimité. Il y aura aussi la prestation dansée d'une douzaine de minutes qui s'apprécie autant sur cette petite scène au milieu que sur sa projection sur l'écran derrière. Je pourrais ajouter tellement plus, mais les mots limitent la portée des impressions ressenties. par conséquent, je m'arrête ici.

Je suis devenu un aficionado de cette artiste multi-disciplinaire hyperactive (qualificatif qui est de moi !) et cette rencontre artistique me confirme pourquoi.

                                         Photo de Nans Bortuzzo

jeudi 19 octobre 2017

Sur mes pas en danse: À la découverte de bêtes de scènes, gracieuseté de Claudia Chan Tak

L'invitation pour cette soirée dans le programme du Festival Phenomena (à La Sala Rossa) était très claire, " la scène sera envahie par des créatures (artistes de la danse contemporaine) de toutes sortes. Elles laisseront leur animalité sauvage s'échapper férocement de leur corps " et sans retenue, je suis tenté de rajouter.

                                          Photo de Claudia Chan Tak tirée du site du Festival

Ainsi donc, la "grande patronne" du Festival Phenomena, D. Kimm, a invité Claudia Chan Tak à prendre possession de la scène pour une soirée et nous proposer un Cabaret d'animalités sauvages. Un programme prometteur qui a tenu ses promesses avec une longue liste de "bêtes de scène" aux comportements surprenants et parfois déconcertants, incarnés par une belle brochette d'artistes dont David Albert-Toth, Dany Desjardins, Andrew Turner, Philippe Dandonneau et Jossua Collin Dufour, le tout animé, avec humour et doigté, par l'assistante de l'assistante de l'assistante de l'assistante de la directrice du Zoo de Granby, personnifiée par Helen Simard.

Moi, j'arrive tôt, question d'avoir une belle vue sur la scène et, pour cela, c'est mission accomplie. Arrive le moment et la maître de cérémonie, habillée de l'uniforme de l'occasion (de safari)  monte sur scène et nous annonce le programme de la soirée.

S'en suit une première partie durant laquelle les "bêtes de scène" prennent toute la place. D'abord, avec sa belle folie contagieuse, Claudia Chan Tak, nous entraîne dans la mise à mort de sa Kitty qui se réincarnera. Tout aussi déjanté que fascinant, le moment captive et divertit. Il est impossible de rester insensible à ce déferlement, surtout quand la chanson de Marjo, "Chat sauvage" résonne dans la place. Impression de spectateur, "ça part fort".

Il s'en suit un numéro fort intrigant, gracieuseté d'Audrée Juteau, qui en entrée de jeu, sous des atours fantomatiques, met à mort, une innocente boîte de carton. Une fois la tâche faite, elle se dévoile pour nous révéler sa nature animale moins plus sage.

La soirée se poursuit avec une suite de tableaux, tout aussi surprenants que déstabilisants qui comble le spectateur audacieux que je suis et plein d'autres.

De cette soirée, j'en retiens la performance intrigante de cette "tortue" (avec son manteau) incarnée par David Albert-Toth, le duo de Philippe Dandonneau et Geneviève Lauzon qui avait un "grirr" félin fort percutant, la parade nuptiale fort convaincante de Jossua Collin Dufour. Mais mon coup de coeur est, sans conteste, la rencontre du "lion" d'Andrew Turner et de son double qui autant par le propos que dans l'interprétation, dans un sens comme dans l'autre, me fait dire "wow !!! ou "wow !!!"

Une soirée qui m'a permis de découvrir de superbes "bêtes de scène" durant laquelle, les artistes ont osé et ont réussi leur pari. Une soirée comme la chanson "In the jungle..."

https://www.youtube.com/watch?v=QvsQ9hYKq7c

vendredi 9 juin 2017

Sur mes pas en danse au OFFTA: le spectateur interpellé !

J'en étais rendu dans mes pas à me diriger du CCOV vers le Wilder pour aller découvrir le résultat de la résidence de deux chorégraphes, offerte par le OFFTA et pour une première pour moi, de participer par après à une Session larsen. Je reviendrai plus tard sur cette dernière partie, mais pour l'instant portons le propos de ce texte sur les deux créations offertes aux spectateurs présents dans l'Espace Paul-André Fortier qui est plus un lieu de création que de présentation. Ce lieu, si beau et lumineux, peut accueillir un petit nombre de spectateurs (une trentaine à vue de nez) et s'avère assez petit lorsque la foule se fait nombreuse comme pour cette fois.


Mais tous et toutes ont trouvé place et dans un premier temps, "La louve et ses wolves" de Claudia Chan Tak se présente à nous. Il vaut la peine de s'attarder quelque peu sur le titre en apparence ambigü du titre. Bon, toute personne maîtrisant quelque peu la langue anglaise saura que le pluriel de wolf est wolves et l'induction féminine de la louve sur sa progéniture exclusivement mâle (dans cette oeuvre) mérite qu'on le mentionne.

Ainsi donc débute la pièce avec la chorégraphe interprète avec sa large robe rouge qui cache derrière elle ses "wolves" en gestation et qui prendront, à tour de rôle, leur place sur la scène. Quatre jeunes er beaux wolves (dont le nom des interprètes n'est indiqué nulle part dans le programme du festival, mais qui me sont presque tous connus) qui arrivent dans la vie, qui l'apprennent et qui font leur place. Le propos est clair, concret et les gestes fort bien présentés. Arrive le retournement de la mère bienveillante en femme dominatrice, la vie réserve ce type de surprise ! La chorégraphe nous indiquera plus tard, qu'elle veut nous proposer une forme d'amour différent que celle entre un homme et une femme. Je suis d'accord avec elle, quoique le propos est pour moi quelque peu trop explicite et ne laisse pas assez de liberté d'interprétation au spectateur. Il en reste que ce résultat préliminaire de création nous présente un thème prometteur, une approche intéressante et des interprètes qui endossent fort habilement leur rôle.

Pause, question de remettre la salle en place pour la prochaine oeuvre, "I need someone to love me the whole day through de Neil Young" de Camille Lacelle-Wisley. Nous revenons dans la salle, toute entourée de rideaux noir et tapissée de papiers verts. En voix off, nous arrive le propos d'un homme qui nous décrit son cheminement. Nous, moi à tout le moins, aux aguets nous sommes. Arrivent d'un coin de la salle, cinq personnages (quatre femmes et un homme) nus qui prennent possession de la place. Ils festoient, cela me semble évident, mais quoi ? Il y a dans leurs gestes une innocence propre au Paradis Terrestre, sans aucune pudeur. L'utilisation de ses papiers verts qui leur permettra de se camoufler et de se révéler m'a semblé fort bien justifié. La légèreté du propos m'a rappelé les oeuvres cinématographiques d'un réalisateur français, Emmanuel Mouret, "Vénus et Fleur" et  " Un baiser, s'il vous plait !". Légèreté qui m'avait demandé un temps d'acclimatation, mais que j'avais bien apprécié par la suite. La chorégraphe, il me semble, s'éloigne des propos solennels habituels pour nous proposer d'aller ailleurs. Le tout se termine et nous applaudissons. 

Le temps de placer les choses, nous sommes invités à prendre place pour la "session Larsen" et moi, pour ma première ( et pas ma dernière, promis !), elle sera avec quatre autres participants pour faire suite à "La louve et ses wolves". Une session Larsen se passe avec presque tout le temps avec les artisans de cette création et qui sait, avec la possibilité d'influencer la suite de la création. Nous serons amenés dans une suite de questions, habilement et rigoureusement dirigées, temps compris. Pour moi qui a l'habitude de réagir tout seul avec mon clavier, j'avais une certaine nervosité à indiquer "à froid" mes impressions. Mais ouf !, dès ma première réponse, les autres m'ont appuyé (des plus 1 pour la procédure à suivre) et la suite s'est très bien déroulée. Je ne saurais dire ce que la chorégraphe (et les interprètres) retiendra de ce qu'elle entendra, mais de ses choix de création, elle saura mieux les faire. 

De mon côté, le temps passe et l'heure de revenir à la maison a sonné. Il en reste que de cet après-midi fort bien rempli, j'en reviens fort heureux et satisfait. Il y a de bien belles choses à voir dans les premiers pas des créations et le spectateur que je suis en est fort heureux et surtout satisfait. Surtout aussi curieux, d'en voir la suite.


lundi 20 mars 2017

Sur mes pas en danse: "Idéations ludiques", effectivement !

Tout amateur de danse quelque peu averti sait fort bien que lorsqu'il se rend à une soirée de Tangente, les pas qu'il fera l'amènera à faire des découvertes qui seront souvent surprenantes. Et si la soirée a pour titre "Idéations ludiques", elle risque de prendre une "drôle" de tangente et c'est effectivement ce que le spectateur que je suis a pu découvrir.

Je contextualise, parce que voyez-vous, le contexte, en cette soirée d'un hiver qu avait fait des siennes, quelques heures plus tôt est important pour comprendre ma réceptibilité. Je suis debout depuis très tôt le matin et la journée a été fort exigeante. Par conséquent, mon éveil face à la découverte est en mode "veille" et le programme de la soirée annonce une longue soirée avec trois oeuvres d'une trentaine de minutes en plus d'un entracte. Cette soirée risque d'être longue, très longue pour le spectateur que je suis. Ainsi donc, le défi est grand pour les trois équipes de chorégraphes/interprètes qui sont au programme afin de me faire oublier la lassitude qui me guette, dûe à ma fatigue latente et de me faire provoquer un ou des éblouissements. Alors, me demanderez-vous ? Cette soirée, je l'ai bien appréciée, voici pourquoi.


                                          Esther Rousseau-Morin et Nathan Yaffe. Photo: Frédéric Chais

Dès l'entrée dans la salle pour "Facing away from that which is coming" (de Andréa de Keijzer et Erin Robinson du Je suis Julio), est présent face à nous, Nathan Yaffe qui sera rejoint un peu plus tard par Esther Rousseau-Morin. Tout en arrière de la scène, bien alignés comme des soldats, une série d'accessoires (rouleau de papier, fruits, bol, cellulaire et bien d'autres objets sans lien entre eux, sinon très improbables) et tout en haut, deux horloges siamoises et tout aussi symétriques dans leur asymétrie qui indiquent juste avant le début, 19h28 pour l'une et 14h32 pour l'autre). La dualité semble être au programme et, effectivement, elle le sera, déclinée de différentes façons. Dans ces dualités, nous spectateurs, nous sommes inclus et les fous rires à peine contenus de Nathan le démontraient bien. De cette oeuvre en trois temps, j'en a apprécié la première partie, mais surtout la troisième. Je retiens de la première partie qui illustre fort éloquemment que même si l'on sait ce qui nous attend, notre réaction n'en est pas moins grande. Après une deuxième partie quelque peu "grotesque !", selon moi, l'oeuvre retombe dans "ma cour" avec deux tableaux qui m'ont complètement captivé. D'abord, celui dans lequel lui demandait à elle, les yeux fermés, de le suivre et refaire ses mouvements. Ensuite, celui durant lequel, le jeu des mains n'avaient rien de malin, mais avaient plutôt du divin. Le temps avait fait son chemin dans les deux sens sur cette horloge tout en haut et en fin de programme les deux grandes aiguilles s'étaient rencontrées. Magique comme finish !!! Première partie durant laquelle le jeu avait pris le contrôle de la scène et de mon esprit, laissant ma lassitude au vestiaire. Merci à vous.

Deuxième partie, "Tangente conceptuelle:Neo-contemporary duet, pour requiem intellectuel"  de Claudia Chan Tak & Louis-Elyan Martin, accompagnés sur scène par Sébastien Provencher. Ce troisième volet d'une trilogie dont j'avais bien apprécié les deux premiers, s'est avéré moins porté sur l'oral et plus sur les gestes. Et le programme nous l'annonçait, "trop de tout" et cela s'est présenté par une explosion de gestes "too much" (mais souvent très beaux), jusqu'à la finale durant laquelle le quatrième mur a subi l'outrage. Je retiens aussi un des tableaux dans lequel Claudia Chan Tak m'a fourni une superbe illustration de l'expression "s'éclater". Du grand jeu !

Entracte, sortie de salle. Il est tard, mais tête et corps tiennent le coup donc, je reste. Je suis bien sage dans le hall, pendant que les gens conversent entre eux et que je jalouse leur énergie. Les portes s'ouvrent, enfin !, et à notre entrée, nous sommes invités à nous déchausser pour s'assoir sur la scène, tout autour plutôt, pour assister à "Human synthetiser" de et avec Katie Ward. Elle sera accompagnée, en plus de nous, par Michael Feuerstack et Paul Chambers qui modifieront régulièrement la composition de l'espace. Cet espace qu'elle investit par ses pas de gigues tout aussi simples que personnels. La simplicité de son pas répété longuement en début, pourrait lasser, mais pour moi, il me captive. Arrivent des objets, dont certains proviennent, oh surprise (!), de la première partie de cette soirée. L'apparence de simplicité s'avère, au final, surprenante et pour moi, yeah (!), intrigante. Parce que de ce jeu d'apparitions et de déplacements,  veut-elle nous amener ? La réponse est fort peu importante, puisque ce sont les pas sur le chemin qui s'avèrent au final l'intérêt principal de ce moment durant lequel elle se déplacera sur notre scène.

La soirée se termine et, je suis très satisfait. Ces "Idéations ludiques" toutes différentes m'auront été déclinées de trois façons surprenantes et amusantes. Comme quoi, une soirée à Tangente mérite que l'on ose aller à la découverte.

dimanche 18 décembre 2016

Sur mes pas en danse: Belle rencontre avec "Moi, petite Malgache-Chinoise"

Prévu pour être à l'affiche deux soirs au MAI (Montréal, arts interculturels), "voilà tu pas" qu'une supplémentaire de "Moi, petite Malgache-chinoise" est annoncée et la possibilité pour moi d'aller faire meilleure connaissance de Claudia Chan Tak se présente. Mes pas, pour une première fois, se dirigent donc vers ce lieu de diffusion pour assister à une proposition en saison régulière. Nous annonçant une oeuvre auto-biographique, c'est effectivement que nous offre la créatrice "femme orchestre" en nous entraînant à sa suite, au propre comme au figuré sur les pas de ses origines familiales.

                                         Photo: Nans Bortuzzo

De cette rencontre fort bien réussie, j'en retiens trois grandes étapes, illustrées par des mouvements fort éloquents, qui semblent correspondre avec ses origines chinoises par son grand-père (chassé par la guerre), malgache par son père et québécoise pour elle-même. Les différents tableaux, à l'image de l'interprète, sont multi-disciplinaires, utilisant la vidéo, les photos et la danse. Claudia Chan Tak a su parfaitement présenter les influences qui font d'elle, une femme unique, malgré ce "tag", "Made in China" par son grand-père. Pour nous le démontrer, j'en retiens surtout trois aspects. Il y a son intérêt, sinon sa fascination pour les petits animaux qui se multiplient. Aussi, celui pour les arts martiaux qui colorera ses mouvements de danseuse. Enfin, et c'est pour moi, le tableau le plus fort, cette "trainée sans fin" que nous verrons apparaître. Elle est, de son propre aveu, le résultat d'une suite d'influences héréditaires et culturelles et de cette longue traîne de tissus qui n'en finit plus, impossible de le nier, alors aussi bien l'assumer.

"Moi, petite Malgache-Chinoise" sera pour moi et certainement pour les autres spectateurs, une rencontre déterminante avec une jeune créatrice dont le regard et le sourire n'ont d'égal que la capacité à nous surprendre avec la diversité des moyens qu'elle utilise.

samedi 26 novembre 2016

Sur mes pas en danse: "J'ai rasé mes jambes six fois and no sex happened" et je n'ai pas été déçu, oh non !

C'était, il y a un peu plus de deux ans, à une "Passerelle" de l'UQAM, j'étais dans la salle et il m'était présenté une oeuvre au titre ambigue, "J'ai rasé mes jambes six fois and no sex happened" d'un chorégraphe que je découvrais pour la première fois. Mes impressions de l'époque, je vous les indique ici en préambule: Enfin, "J'ai rasé mes jambes six fois and no sex happend" de Philippe Dandonneau avec Sébastien Provencher et Claudia Chan Tak ne laisse pas indifférent. De ce moment présenté par rounds, j'en retiens surtout le propos provocant plutôt que les gestes qui l'ont illustré. Voilà des jeunes qui ont des choses à dire et qui ont une audace sans borne. Me faire brasser comme spectateur, j'aime beaucoup."

C'était, je vous le rappelle, il y a deux ans et depuis, le trio "infernal" a poursuivi son chemin de création et il nous présentait une oeuvre toujours aussi audacieuse, provocante et aussi menaçante, mais pour ce dernier qualificatif ambigu (à l'image du propos de l'oeuvre), j'y reviendrai plus loin. Et pour ce faire, si les éléments de base d'antant sont restés bien présents (j'en avais surtout retenus les scènes de combat), d'autres se sont ajoutés et le personnage féminin a pris une plus grande place bien méritée, totalement et parfaitement assumée par Claudia Chan Tak.


                                          Photo Gabriel Germain

Donc, mes pas m'ont amené dans ce lieu, Le Théâtre La Chapelle, qui m'a permis tout au cours des dernières années de découvrir des oeuvres dont l'audace, à défaut de repousser les limites pour illustrer leur propos, faisaient mieux, comme pour cette oeuvre, en les redéfinissant ou en les brouillant.

Et voilà pourquoi en quelques exemples !

Le tout a débuté sur fond de chants d'oiseaux en début de matinée avec deux hommes qui se présentent, l'un imberbe et à la chevelure longue et l'autre aux cheveux rasés et à la barbe bien fournie. Ils seront rejoints par une femme aux vêtements éclatants et au verbe affirmé. Tout au long des différents tableaux présentés en quatre rounds, j'ai pu voir deux hommes aux vêtements et personnalités très variables et souvent contradictoires, une femme, comme le fait "l'Homme", "pisse" tout à la ronde pour établir son territoire, d'un air affirmé. Aussi, déterminé à la cause, un Don Quichotte à la hache sans peur, incarné par Sébastien Provencher qui avait intérêt à conserver l'objet bien en main. "Mosus !" que de mon siège en première rangée, j'ai eu peur, mais vraiment peur, au point de vouloir quitter. Il y a aussi ce tableau durant lequel, nos conceptions simplistes et  "fleur bleue" sur fond de gazon si vert (celui du voisin, sûrement), sont rapidement soufflées comme la vie souvent nous le fait avec nos conceptions. Si la trame musicale était particulièrement réussie, c'est un moment de danse sur fond de bruit de scie à chaîne en pleine action qui m'a le plus touché. Un moment fort de la soirée pour moi. Aussi, nous avons droit à un duo de couple sur fond "c'est pathétique". Il y aura aussi ce tableau d'affrontement qui laisse là, en plan une cuisse de poulet tristement abandonnée. Il y aura aussi ce tableau durant lequel les deux hommes s'exhibent sans pudeur, ce qui me rappelait un tableau tout aussi interpellant de "Warning" de Mandala Situ chorégraphié par Dave St-Pierre. Enfin, le tout se termine avec une scène de rasage avec Philippe Dandonneau et évidemment "No sex happened" !!!

Au final, une oeuvre "folle" qui fait éclater les conceptions faciles sur les hommes et les femmes avec une série de symboles tout aussi intéressants à découvrir qu'à interpréter. Et s'il y a deux ans, j'en avais surtout retenu le propos, cette fois, les gestes m'ont frappé fort aussi. De quoi dépeigner, à défaut de les raser, les plis bien droits de certaines certitudes que nous pourrions avoir de ce qu'est un homme et de ce qu'est une femme.

Impossible de ne pas ajouter qu'il y avait un peu de moi dans ce spectacle, mais cette si petite contribution a été soulignée dans le feuillet du spectacle, merci gang !

samedi 20 août 2016

Sur mes pas en Zone Homa en quête d'identités "Box.in" et "Jaune/Brun (pâle)", trouvées ?

Si le spectateur que je suis a un objectif, quel qu'il soit, lorsqu'il se déplace pour assister à une proposition culturelle, cela est aussi le cas des créateurs de ou des œuvres qu'il découvrira. Rien de plus vrai pour ce que j'ai pu découvrir durant cette soirée, bien remplie dans la Zone Homa, vers laquelle mes pas m'ont porté. La soirée portait sur le thème de l'identité. D'abord, l'identité sexuelle (dont la binarité est de plus en plus requestionnée) avec "Box.in" (and out, serais-je tenté de rajouter) de Julia B. Laperrière et Sébastien Provencher. Ensuite, l'identité ethnique et le métissage (de plus en plus présent) avec "Jaune/Brun (pâle)" de Claudia Chan Tak, Florence Blain Mbaye et Gabriel Dharmoo.

Voilà une soirée qui, selon moi, apporte une deuxième dimension à un divertissement, permettant au spectateur qui le souhaite, d'avoir une réflexion durant et surtout après, bien après que ses pas l'aient ramené à la maison. La mienne se poursuit et se poursuivra tout au long de la prochaine session scolaire face à ces jeunes que j'aurai la chance de cotoyer et/ou d'enseigner.

En entrée de jeu, "Box.in" se présente à nous avec une scène remplie d'objets de toute sorte, mais surtout, "oh surprise !" de boîtes pliées ou bien déployées. De cet apparent capharnaum, émerge une forme, un corps nu plutôt dont autant le sexe que la tête nous sont dissimulés. Je veux souligner ici que le genre de l'adjectif est masculin, même si, selon moi, la tête devrait dominer sur le sexe. Ainsi soit-elle, les règles de notre langue française ! Apparaîtra une deuxième corps, plus habillé, tout habillé avec un vêtement blanc sans genre. Comme nous le ferions sûrement, ils déplaceront les choses pour organiser, mettre de l'ordre, classer les choses, Tout semble se placer, mais est-ce la meilleure perspective ? Chacun pourra répondre à cette question, mais en se métamorphosant, ils induisent le raisonnement et ils nous amènent ailleurs. De ce box.in, ils nous propose un box.out, une invitation, selon moi, à décloisonner, à résister à notre tendance naturelle. Ce qui constitue un rappel fort important. Le tout se termine par un dernier tableau fort explicite, dans lequel le mélange de tout fait le tout, pour le bonheur de tous.

Photo : Julia Barrette-Laperrière et Sébastien Provencher
Entracte !

"Jaune/Brun (pâle) se présente à nous par l'intermédiaire de trois personnages dont les origines sont outre-mer, mais pas seulement, donc métissée. L'identité ethnique est, sans ambiguité, au programme. Pour un immigrant, est-il de son pays d'origine, du Canada ou du Québec ? Je vous mets au défi, cher lecteur, ou lectrice, de répondre à cette question avec franchise et sur un ton affirmé ! Il y aura celle qui le fera par le jeu théâtral. Il y aura aussi celui qui le fera par le chant. Et aussi, celle (et c'est la partie que j'ai préférée, qui sera surpris ?), qui le fera par la danse. Comment concilier les valeurs de son pays de ses origines avec celles de son pays d'accueil ? Tout mélangé, peut-on s'y retrouver ? La fin ne peut nous permettre d'espérer et l'espoir est une source à laquelle, l'homme ou la femme, doivent s'abreuver. Et moi, je ne fais pas exception !

                                             Photo: Claudia Chan Tak

Ils sont bien jeunes, ceux et celles que j'ai vu sur scène, et le tout n'est pas parfait, mais leur sagesse m'a apporté beaucoup plus que certains "sages" qui m'ont déjà fait la leçon. Je vous souhaite le même privilège.

jeudi 2 juin 2016

Sur mes pas au FTA en trois temps; premier temps, "Hydra"

Il arrive que les astres s'alignent et que les horaires concordent, il serait fou de ne pas en profiter. C'est exactement ce que j'ai fait en cette fin d'après-midi et début de soirée. Après un passage au Centre de création O Vertigo, sur lequel je reviendrai peut-être, je me suis dirigé vers trois destinations du FTA. Il y a eu d'abord la Salle d'exposition de l'Espace culturel Georges-Émile Lapalme  pour poursuivre et approfondir mon expérience "Pluton", grâce à "Hydra" de Claudia Chan Tak. Ensuite, je suis rendu ensuite au 5 à 7 pour assister à la table ronde "Malaise critique: les médias et la danse au Québec", animée par Fabienne Cabado. Un 5 à 7 qui s'est terminé juste à temps pour revenir à l'Espace culturel pour poursuivre ma découverte de l'exposition et enfin assister à "Corps secret / Corps public" d'Isabelle Van Grimde (chorégraphie) + Thom Gossage (atmosphère musicale) + Anick La Bissonnière (installation) et les six interprètes, dont seulement 5 sont indiqués dans le feuillet !

Mais reprenons depuis le début, donc premier temps.

Quiconque suit mes pas, sait déjà que les oeuvres "Pluton" et "Pluton-acte 2" m'ont particulièrement touché. Rencontres entre deux générations de la danse contemporaine au Québec, de grandes personnalités, de différents styles qui ont permis de perpétuer le souvenir pour les récents amateurs de danse ou de les raviver pour lesmoins récents. De ces "rencontres", il fallait en garder des traces.

C'est à Claudia Chan Tak qu'est revenue la mission de documenter le tout, d'être le témoin privilégié que beaucoup d'entre nous aurions voulu être. Elle a donc capté d'habile façon, "l'essence des choses" avec des images photo ou vidéo, avec des documents ou des exhibits qui par leur diversité m'ont fait faire le tour avec une délicieuse lenteur. Tel un bazar, cette exposition recèle toutes sortes de trouvailles. Il y a les documents vidéo qui nous montrent les rencontres entre le chorégraphe et l'interprète et présentent leurs témoignages. À titre d'exemple, nous découvrirons que Nicolas Cantin a demandé à Michèle Febvre, lors leur première rencontre, "Conte moi ta vie". Aussi, comment Sébastien Lourdais percevait Linda Rabin et sa chevelure abondante. Une incursion dans l'intimité des rencontres qui permet de comprendre le résultat sur scène.

Autres trouvailles, l'exhibit "ma première fois" sur lequel Claudia Chan Tak présente les premières rencontres avec chacun des artisans de ces deux oeuvres. Les notes de Peter James et Katya Montaignac, "entremetteuse" de ses rencontres ainsi que les photos des moments de création, entre autres, enrichissent notre compréhension de la génèse de ces oeuvres. Comme il me l'a été conseillé, il faut prendre son temps et s'y rendre plus d'une fois, comme j'ai suivi ces deux conseils, je dois confirmer qu'il est avisé puisque de nouvelles découvertes, j'en ai fait aussi à ma deuxième visite, dont ces "planètes habitées" qui se trouvent au milieu de la pièce. Peut-être que je me répète, mais il est fort possible que je mette le diction en action, soit "jamais deux sans trois" !

Cette exposition est le prolongement naturel des deux actes de "Pluton" et pour le résultat, mission accomplie. Il est intéressant de noter que ces deux oeuvres sont dans le même esprit que "Nous (ne) sommes (pas) tous des danseurs", présenté un peu plus tôt ce printemps, qui aussi mettait de l'avant, témoignages, danses et souvenirs intimes. Incidemment, c'est aussi Claudia Chan Tak qui avait pour mission de capter sur pellicule cette oeuvre.

Bon, il est temps de passer au deuxième temps ....au QG du FTA pour le 5 à 7. À suivre donc !

                               Photo de Claudia Chan Tak par Isabelle Quach