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dimanche 10 mars 2019

Sur mes pas en danse: Un passage fort réussi à la Passerelle 840 !

Il y a longtemps que mes pas ne m'avaient amené jusqu'à une Passerelle 840, dans l'immeuble du Département de Danse de l'UQAM, rue Cherrier. Une touche de nostalgie m'habit à chaque fois que j'y retourne. Parce que dans ce lieu, il y a eu Tangente et l'Agora de la Danse (dont les affiches indiquant leur présence sont encore bien en place) que j'ai fréquenté assidûment il y a quelques années, mais que je continue à suivre, mais plus à l'ouest sur Bleury au Wilder.

Donc, lorsque je reviens "sur" Cherrier, c'est principalement pour découvrir les prestations de fin de session des étudiant.e.s du Département de Danse de l'UQAM. Les Passerelles, j'y reviens moins, question de disponibilité dans l'agenda. Mais, lorsqu'une invitation toute personnelle m'est faite, je serre un peu mon agenda et j'y trouve une petite place. Voilà donc pourquoi, je me suis retrouvé dans le hall d'entrée pour découvrir les quatre propositions du Collectif 841 de la session hiver 2019.
Le temps de consulter le feuillet de la soirée, je constate que le destin y semble y jouer un certain rôle. Parce que voyez-vous, des quatre œuvres au programme, trois seront le fait d'étudiantes qui m'ont présenté "in_humain.e" d'Ismaël Mouaraki, il y a un peu moins d'un an, un étage plus haut du même bâtiment que j'avis bien apprécié (https://surlespasduspectateur.blogspot.com/search?q=UQAM ). Et dans les prochains jours, j'irai découvrir "Phenomena" du même chorégraphe, une oeuvre qui porte sur les mêmes thèmes, dont celui de l'intelligence artificielle. Tout est dans tout, dirait l'autre !

Revenons sur le propos premier de ce texte et entrons dans la salle, une fois les avertissements d'usage faits par notre hôtesse de la soirée. Nous pouvons prendre place tout autour de l'espace de prestation, soit sur un coussin devant ou un siège derrière. Moi, c'est sur un siège en position latérale que je jetterai mon dévolu pour découvrir "Passé l'averse" de et avec Zoé Delsalle et Lila Geneix. Dans cet espace central éclairé, nous pourrons d'abord découvrir, si nous sommes attentifs, une ligne par terre, ou est-ce plutôt deux, qui tracent leur chemin tout noir sur un espace pourtant fort éclairé. Un signe précurseur de ce qui suivra de celle qui prendra la place pendant que l'autre restera,d'abord, fort discrète. Il y a des signes corporels qui ne mentent pas, l'averse ou l'orage se profile à l'horizon. Ce qui suit, nous présente le vent qui se lève, nous le sentons bien, le tonnerre, le choc des corps qui interagissent à distance. Le "fil de la discorde" bien en main déployé par une des deux, montre bien que les relations humaines n'ont rien d'un long fleuve tranquille. Mais une fois passée la tempête et ses acolytes (vent, tonnerre et éclairs) laissés derrière, se présente comme le présente si bien les créatrices "l'infini beau temps". Le vieux spectateur que je suis pourrait trouver un peu utopiste l'adjectif "infini", mais pourquoi ne pas l'espérer, de ces deux jeunes femmes porteuses d'avenir ! Tout au long de ces quinze minutes de prestation, le cours des événements fort bien porté par leurs mouvements et la musique de Colin Stetson et Sarah Neufeld m'ont permis de bien ressentir la teneur positive de leur propos chorégraphique.


                                          Tirée du site du département de danse de l'UQAM

Après une courte pause, question de déplacer coussins et chaises pour une disposition d'une salle à l'italienne, se présente à nous Camille Paquin (chorégraphie et interprétation) pour "J'aimerais ça que ce soit sérieux". Une oeuvre en deux temps durant laquelle, elle se dévoile d'abord peu à peu à nous tout autant en gestes qu'en déplacements pour se conclure avec un "C'est malaisant" fort convaincant ! La suite sera plutôt surprenante avec une touche "pop" fort enlevante et habillé par un veston "fort sérieux" ! De ce moment, j'en retiens une leçon de vie, qu'il faut savoir se dévoiler, comme la chenille dans son cocon pour devenir papillon et prendre son envol. Et ça. c'est du sérieux !


                                              Tirée du site du département de danse de l'UQAM

Courte pause et débute  "Deux sur trois" de et avec Flavie Gaudreau-Majeau accompagnée sur scène par Camille Turcot-Riel. Une oeuvre qui s'ouvre avec deux femmes cagoulées dans une marche militaire fort en affirmation et détermination. pour ensuite nous entraîner dans une suite de tableaux qui alternent leurs présences à visage découvert et déterminé. Impossible de ne pas ressentir la détermination de leur présence pour aller de l'avant et cela, tout le temps ! 


                                          Tirée du site du département de danse de l'UQAM

Le tout se termine avec "Dialogues sensibles" d'Arielle Égré avec Béatrice Cardinal, Camille Courchesne Couturier, Gabrielle Lecler, Pascale Plouffe, Margaux Guinot, Johanna Simon, Léa Laurent et Lola Thirard. Une oeuvre courte, peut-être, mais qui nous montre fort correctement que peu importe d'où nous venons (au sens propre comme au sens figuré )et le nombre que nous sommes,  nous pouvons interagir avec les autres pour aller de l'avant. La relation aux autres peut donc se décliner selon différents nombres avec pour totaux, ce que je j'ai vu ne peut être porteur d'espoir !


                                           Tirée du site du département de danse de l'UQAM

Au final, une sortie fort belle et intéressante, porteuse d'espoir en l'avenir et de plaisir pour le spectateur de danse que je suis. Mon prochain rendez-vous en ces lieux, à défaut des prochaines Passerelles de cette saison, sera "Paradis" de Catherine Gaudet par les étudiantes du département de danse de l'UQAM du 3 au 6 avril prochain. Promis !

vendredi 6 avril 2018

Sur mes pas en danse: "in_humain.e" avec la "belle" gang des étudiantes du bac de l'UQAM

C'est devenue une de mes bonnes et agréables habitudes de spectateur de danse que d'aller découvrir les prestations de la gang du baccalauréat en danse de l'UQAM. Habitude remarqué, semble-t-il, puisqu'entre autre "notée" par l'une des jeunes filles à l'accueil. Au programme de cette sortie danse "in_humain.e" d'Ismaël Mouaraki avec les 22 étudiantes de deuxième année du bac.



De l'oeuvre présentée, déjà le titre "in_humain.e" a de quoi pendant que l'on attend dans le hall d'entrée faire réfléchir. Des différentes déclinaisons que l'ont peu y donner soi-même, avant de lire que le chorégraphe "explore les influences du numérique, de la naissance des intelligences artificielles et des réalités augmentées, ainsi que les possibilités d'amplification et de transcendance du corps humain." Pour ma part, je suis plus en accord avec cet autre extrait qui indique que l'oeuvre "projette une interprétation de l'évolution de l'Humain et du corps dans ces nouveaux paramètres encore insaisissables." Et cela, juste après que j'ais terminé la lecture du chapitre 20 de "Sapiens, une brève histoire de l'humanité), "La fin d'Homo Sapiens" et que j'ai relu après la la soirée. Parce qu'effectivement, les nouveaux paramètres de notre évolution, comme les mouvements riches de leur hésitation dans certains tableaux résonnaient fort à propos !

Coupons court à cette réflexion pour prendre place parce que, c'est sur la scène que le sens se présentera et se projettera sur nous. Et "mon" sens à cette oeuvre, je l'ai trouvé. Au début, il y aura l'éclaireuse qui semble avoir trouvé le chemin (éclairé), ombre devant et lumière derrière, comme notre futur et notre passé. Viendra se joindre à elles, toutes les autres pour prendre place sur ce nouveau territoire. Elles en deviendront des êtres mi humain, mi machine, gestes et mouvements à l'appui. Dans un monde sombre, (au fond d'une machine ?) enveloppé d'un éclairage et d'une musique futuriste fort efficaces pour soutenir l'image que j'y voit.

La suite propose une suite de tableaux qui me présente des flux déferlants, des vagues qui se meurent et des moments de calme, durant lesquels, il est, entre autre, possible d'entendre le souffle en phase de ces êtres avant leur redéploiement dans l'espace. Il est possible d'y voir aussi des masses "in_humain.e"s qui s'agglutinent, se contractent et explosent. Il y aura aussi ce tableau, encore fort présent en moi, durant lequel des duos se rencontrent, parfois malhabilement, pour ensuite repartir et tenter d'établir un contact (physique) avec un autre. Une illustration forte de "l'évolution de l'Humain et du corps dans ces nouveaux paramètres encore insaisissables". Comme la nouvelle vie avec ses anciens paramètres !

Devant moi, Marianne Beaulieu, Stéphanie Burke, Véronique Chartier, Élise Daubié, Zoé Delsalle, Camille Demers-Paquin, Leslie Faure, Malina Fürhoff, Flavie Gaudreau-Majeau, Valérie Houle, Olivia Khoury, Mathilde Lala, Stéphanie Leclair, Jeanne Maugenest, Pacale-Youkali Ménard, Sarah Mugglebee, Marie-Christine Paré, Chloé Saintesprit, Émilie-Claude St-Amour Maillé, Zoé-Claude St-Jean-McManus, Manon Terres et Camille Turcot-Riel me proposent une belle illustration du monde à venir. Et aussi, sans peut-être le réaliser pleinement, ce qu'elles devront vivre dans leur univers professionnel à venir.

Il faut reconnaître la qualité de leur préparation pour que l'ensemble de leurs mouvements soient cohérents et portent le propos. Pour cela, merci aussi à Lucie Vigneault, leur répétitrice et conseillère artistique de l'oeuvre.

Une soirée qui en appellera une autre, soit celle avec les finissant.e.s du programme la semaine prochaine qui m'avaient impressionnés par leur prestation en décembre dernier dans une oeuvre audacieuse de Mélanie Demers.

Avant la présentation, il y avait la remise du prix David Kilburn (danseur prometteur décédé à 34 ans dans un accident de circulation). "Roulements de tambour et ira rejoindre la prestigieuse liste de récipiendaires (dont Frédérick Gravel, Virginie Brunelle, Aurélie Pedron et Sarah Dell'Ava), Katie-Marie Germain. Voilà une chorégraphe, dont il me semble avoir vu au moins une oeuvre et que j'ajoute à ma liste "à surveiller".

Une soirée fort réussie par la teneur et le rendu du propos et qui m'amène, comme lecteur, au livre "Une brève histoire du temps" de Stephen Hawking.

En conclusion, je voudrais faire remarquer que pour les amateurs d'oeuvres de grande forme en danse contemporaine (avec plus de 10 interprètes) et qui trouve qu'il y en a peu de présenter sur les scènes à Montréal, ils devraient considérer sérieusement les propositions que l'UQAM présente. Et l'oeuvre d'hier soir, comme celle de décembre dernier et les autres d'avant aussi, pourraient les satisfaire grandement. Voici le lien pour la prochaine à l'UQAM

 https://danse.uqam.ca/voir-tous-les-evenements/931-11-au-14-avril-2018-dephase-spectacle-des-finissants-.html




mardi 17 avril 2018

Sur mes pas en danse: "L'art d'être seul.es" mais en bonne compagnie (!) selon Claudia Chan Tak

Avril est le mois de la danse qui culminera avec la journée internationale de la danse le 29 avril prochain. Que ce soit dans les salles habituelles de diffusion ou non, de la danse, il y en a plein et mes pieds ont peine à faire des choix, parfois déchirants. Mais en ce jeudi soir, ils se sont dirigés jusqu'au Studio-Théâtre Alfred-Laliberté (au Pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM) pour apprécier le travail d'une de mes chorégraphes "chou-chou" Claudia Chan Tak.

C'était une première, tout comme pour la troupe à l'affiche, La Troupe de danse contemporaine de l'UQAM. Évitons toute confusion, ce sont dix-sept étudiant.es de différents programmes universitaires, dont droit, marketing, sexologie, sauf celui du programme de danse. Pour eux, de programmes différents, la danse a été un point de rencontre et un passe-temps pour lequel, ils ont consacré leurs dimanches soir depuis septembre (et nous sommes mi-avril !).

Une fois rendu dans la salle et à notre place, nous découvrons des chaises vides au fond et sur les côtés de la scène autrement vide. Et ces chaises d'abord seules, viendront s'y asseoir sur ou à côté, à tour de rôle, les interprètes et la chorégraphe. Le temps passe et eux nous regardent, comme si la représentation était inversée, impression particulière (mais pas désagréable) de ma première rangée ! Arrive le moment et la chorégraphe, aussi présentatrice pour l'occasion, se lève et nous fait une brève présentation de son travail avec eux et aussi de l'artiste invitée en première partie, Elise Daubié qui nous présentera "Mon printemps".

La présentatrice quitte la scène et les lumières s'éteignent. Et lorsqu'elles se rallument dans une semi pénombre, Élise Daubié se met en mouvements. Sa courte prestation (une dizaine de minutes) est colorée d'états de grâce et d’apesanteur qui se ressentent bien. Cela en accord avec une phrase de la description, soit "Mon printemps expose un perpétuel renouvellement qui tend vers de nouvelles aspirations ainsi qu'une certaine authenticité." Court moment qui me fait regretter mon impossibilité à me rendre, depuis un certain temps, aux représentations de la "Passerelle 840" du Département de danse de l'UQAM.

La pause est courte, puisque les interprètes étaient restés sur scène. Et graduellement, ils viendront danser et mettre ne mouvement la vision de la chorégraphe, "celle que l'on vit à 17, celle que l'on ressent, que l'on fuit, que l'on maudit, que l'on recherche, que l'on chérit et enfin, celle que l'on danse seul ou ensemble." Les différentes déclinaisons de "L'Art d'être seul.es" avec des solos, des duos, des mouvements de groupes nous permettent de constater que être seul.e peut être mis en évidence et rehaussé avec du monde autour. Et, aussi, avec un nombre impair d'interprètes, le moment tellement éloquent de se retrouver seul.e après la formation de duo. Certains tableaux l'illustrent bien et ces jeunes montrent une intensité et un plaisir à nous les présenter. Ils occupent toute la scène et, juste à être un peu observateur, pour constater l'effet sur leurs visages, dont certains sont totalement irradiants. L'oeuvre permet à des amateurs de goûter aux plaisirs du mouvements avec une oeuvre relativement complexe et nous le constatons aisément dans un des derniers tableaux qui demande une bonne cohésion.

Mes pas me ramenant à la maison, je cogite sur l'apparente contradiction de "L'art d'être seul.es" en bonne compagnie et, un peu aussi, sur le regret de tenir mordicus à ma position de spectateur.

Félicitations, Adrien Poujade, Catherine Fournier, Maude Roussin, Andréanne Bourgeois, Eugénie Pigeonnier, Simon Bilodeau-Colbert, Anne-Marie Vaillancourt, Geneviève Boyer, Thibault Ayrinhac, Camille Vannobel, Inès Amade, Virginie Mikaelian, Candice Zogo Mvoa, Karianne Leclerc-Hallé, Zoé Arena Cosandey, Catherine Descoteaux et Léa Blouin-Rodrigue.

Et bonne poursuite sur d'autres scènes.

                                 Photo du Centre Sportif de la gang sur le site de l'UQAM



jeudi 12 décembre 2024

Sur mes pas en danse pour découvrir "La disparition des choses", recrée pour les personnes étudiantes en danse de l'UQAM !

 C'était, il y a près de trois ans, mes pas me portaient jusqu'à l'Espace bleu du Wilder avec au dessus de ma tête, un ciel "sur le bord des larmes", comme s'il était en symbiose avec le thème de la proposition à venir. Cette fois, lorsque mes pas m'ont amené jusqu'au 840 Cherrier (au département de danse de l'UQAM), le ciel "pleurait" vraiment! Comme si depuis cette époque, la menace de "La disparition des choses" devenait encore plus réelle dans notre monde actuel ! Quoique, ce qui a suivi la présentation de ce que j'allais découvrir, m'amenait un peu d'espoir ! Mais sur cela, je reviendrai et trêve de préambules, allons au propos premier de ce texte, soit la présentation par les personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM, de la recréation de "La disparition des choses" d'Amélie Rajotte. 

                             Affiche de l'oeuvre tirée du site du département de danse de l'UQAM

Ainsi donc à la porte de la salle, j'attend avec autour de moi, plein de monde. J'y apprend aussi que la première rangée ("ma première rangée") ne sera pas accessible !!! Mais bon la deuxième rangée avec personne devant devrait faire l'affaire et effectivement, cela a fait l'affaire ! Rendu à ma place, devant moi, l'espace scénique est vide, sauf avec de part et d'autres des consoles. Le moment venu, tout devient noir et arrivent d'abord les accompagnateurs Stephanie Castonguay et Olivier Landry-Gagnon, à l'accompagnement musical et Nelly-Ève Rajotte aux projections visuelles, Les suivent ensuite, les interprètes, tout en bleu et gris en diverses tonalités, Maude Barsalou Mafer, Bazo, Charlotte Beaulieu, Èvemarie Bourdeau-Lévesque, Sabrina Colasante, Alycia Dallaire, Laurie Daraîche, Sandrine Dupont, Marie-Laurence Fugère, Mathilde Laforest Belval, Marie-Soleil Leblanc, Carolanne Marguerin, Camille Mongrain, Elizabeth Pelletier, Anabelle Petit, Marie-Anne Rahimi, Émilie Tremblay et Hannah Surette.

Et le tout débute avec un tableau tout en immobilité, comme si en attente du "pire", le quoi à faire était encore incertain ! Peu à peu, les mouvements émergent d'une des interprètes, "illuminée" (par un faisceau) ou conscientisée, qui peu à peu induira les gestes aux autres pour s'y propager. Avec les projections sur l'écran du fond, je découvre les différentes étapes de la mise en phase du groupe qui dans cet espace se déplace pour trouver leur place. Me faisant ressentir leur angoisse face à une catastrophe imminente, leurs gestes parfois tout en retenue me gardent bien captif ! 

Et c'est deux par deux que face au destin que le groupe termine sa "marche" jusqu'à "La disparition du monde" ! Et encore une fois la magie de la proposition d'Amélie Rajotte a opéré, cette fois, démultipliée par la force du groupe. Impossible de ne pas apprécier la résilience du groupe tout au long dans des tableaux qui demandaient retenue et parcimonie de gestes et de mouvements pour en révéler la richesse. Dans ce que j'ai découvert, moi, ce sont les jeux de bras qui m'ont captivé le plus !

Une fois le tout terminé, après les applaudissements bien mérités, le groupe d'interprètes revient sur scène pour s'adresser à nous. En plus de la reconnaissance de territoire, nous apprenons leur préoccupation et leur engagement face un drame qui se produit dans le monde. Et si on veut les soutenir, il sera possible de de procurer des "gâteries" à la sortie de la salle à un coût modeste. Offre que j'ai acceptée avec plaisir et que j'ai dégusté avec grand plaisir ! Bravo à vous !!!!!

jeudi 4 septembre 2025

Sur mes pas à la Grande rentrée culturelle 2025 de l'UQAM pour découvrir deux propositions chorégraphiques !

Parce que le beau temps s'est associé avec la rentrée universitaire, pas question de résister à l'appel ! Celui de revoir deux propositions chorégraphiques découvertes lors d'une Passerelle 840, dans le cadre de la Grande rentrée culturelle de l'UQAM. Bien curieux de les revoir dans un contexte extérieur, sur la Place Pasteur, rue St-Denis. Si vous connaissez déjà ce coin de la ville, je n'ai rien à vous apprendre, mais sinon, sachez que si la circulation automobile est interdite sur ce bout de rue, tout autre moyen l'est et c'est achalandé ! Comment investir le lieu avec plein d'activités autour ? Voilà une de mes questions qui m'intriguait lorsque mes pas me portaient à ma destination du jour. Une autre aussi, comment faire passer avec succès une proposition de dedans à dehors ?


Donc arrivé à l'avance, je peux trouver facilement ma place devant l'église avec plein de monde autour, heure du midi aidant, pendant que certains préparatifs se complètent et rencontres se font. 

Le moment venu arrive et débute "¿Nos Casamos?" de et avec Mafer Bazo, accompagnée par Sabrina Colasante, Daeva Miles, Hannah Surette et Emma Wallace. Le tout débute sur les marches de l'église avec résonant sur la place les paroles d'Édith Piaf portées par les interprètes dont " je me fous du monde entier" ! La suite sera des montagnes russes de tableaux, allant de l'immobilité totale à d'autres d'exaltation, incluant un "cheese" à l'unisson ! Deux moments forts, celui de la réaction d'un passant qui sans le savoir approche d'une des interprètes qui interagit avec lui. Celui aussi, et tellement fort, durant lequel, elles sont toutes immobiles et que les cloches de l'église se mettent à sonner (sans que cela soit planifié !) pour ensuite se remettre en mouvements avec des paroles dont "Jésus" !!!

Le tout se termine et les applaudissements fort bien mérités se font entendre. Après une pause, débute "Chienne dans le salon bleu" de Julie Fafard interprétée par Leila Hébert. Toute seule du haut des marches de cette église, elle se met en mouvement et en toute discrétion. Elle descend et vient vers nous presque anonymement, pendant que les passants "passent" ! Virevoltant dans l'espace, elle évolue et le son prend place et débute les extraits de propos politiques, dont le célèbre "drill baby drill" et aussi "they eat dogs ..." de notre "célèbre" voisin du sud ! Le tout se terminera tout simplement dans des mouvements qui gardent leur place dans notre tête.

Après une autre pause, est représentée "¿Nos Casamos?" durant laquelle je porte plus attention autour, découvrant la stupéfaction de certain.es passsant.es surpris.es, les oiseaux qui qui arrivent et qui déguerpissent, le moment "planifié" où l'une tombe "inerte" par terre avec juste après une sirène d'ambulance résonnant pas loin et aussi le face à face imprévu de l'une avec un passant fort surpris. Je suis impressionné par les cinq interprètes qui ont su garder leur concentration tout au long, malgré les sources nombreuses de distraction.

Le tout terminé, les applaudissements envolés, mes pas me ramènent à la maison fort heureux de ces moments avec ses différentes déclinaisons, avec aussi les réponses à mes deux questions du début. Pour répondre à la première, les chorégraphes et les interprètes sont réussies à apprivoiser et bien investir le lieu. Et aussi pour la deuxième, ces propositions crées et présentées à l'intérieur ont sues bien intégrer la "rue" ! Et en me disant aussi que j'ai bien hâte à mes prochaines rencontres avec les personnes étudiantes du Département de danse de l'UQAM !

samedi 11 décembre 2021

Sur mes pas en danse: "Suites perméables" "version" fort bien réussie par les étudiantes en danse de l'UQAM

La fin de l'année approche et, c'est pour moi "Noël avant le temps" ! Par conséquent, mes pas m'amènent aux différentes prestations des étudiant.es en danse de l'École de danse contemporaine de Montréal et de l'UQAM. Je reviendrai sur ma soirée "incomplète à compléter" avec ceux de deuxième année de l'École de danse contemporaine de Montréal, mais en ce vendredi soir, je me rends dans un lieu familier, le département de danse, 840 rue Cherrier. 

L'oeuvre que je découvrirai en cette soirée, "Suites perméables" d'Emmanuel Jouthe, j'en serai à ma troisième fois (la première était en juin 2016). Les deux premières étaient avec six interprètes et impliquaient une assez grande proximité des interprètes et des spectateurs. Cette fois, nous serons, une quarantaine à prendre place sur un des sièges dans l'espace scénique en suivant les indications de celle qui nous accueille. À mon arrivée, devant moi, trois longues bandes blanches (trois espaces de prestation) avec des sièges de part et d'autre. Le spectateur averti que je suis, trouve stratégiquement sa place dos à un mur avec face à moi, de tout proche à de plus loin, les trois allées de prestation. 

                                         Tiré du site du département de danse de l'UQAM

Pause

Avant d'aller plus loin, je dois rappeler que cette proposition n'est pas que de la danse contemporaine avec un quatrième mur étanche. Tout au long, des interactions de proximité avec les spectateurs, il y aura. Mais, soyez rassuré.es, le tout s'est déroulé de façon sécuritaire sans altérer l'essence de l'oeuvre.

Fin de la pause

Ainsi donc, bien assis sur mon siège, j'attends le début qui se concrétise avec l'arrivée en salle des douze interprètes (Mélia Boivin, Noah Bride, Margot Carpentier, Morganne Guillou, Rozenn Lecomte, Ariane Levasseur, Anaïs Levert-Beaulieu, Cyrielle Rongier, Daphné Sanscartier, Émilie Miluna Serre et Julia Smith) qui investissent les trois allées.

Le défi dans ce type de proposition est de tenter de tout suivre, défi qui a tout de la mission impossible. Il en reste que redevenu plus réaliste, mon regard porte surtout sur celles qui évoluent proche de moi. Impossible de rester imperméable devant ces êtres mus par des forces invisibles incarnant, de ma perspective, la constance évolutive de l'imaginaire et des émotions. Je découvrirai celle qui se confie au spectateur à côté de moi, celle qui laisse un tissu sous mon siège, celle qui recherche l'objet laissé, celle aussi qui viendra proche de moi me regardant droit dans les yeux, voilà sur quoi porte mon attention. Je découvre devant moi et un peu plus loin aussi, des courants (marins) humains dans l'espace avec les vagues qui portent et animent ces corps. "Et ne voilà tu pas", qu'elles nous déclament "Nous sommes prêtes à danser sur le pont du Titanic" ! Moment magique et béni de communion entre l'oeuvre et le spectateur que je suis !

Le temps passe trop vite pendant cette cinquantaine de minutes, les mouvements évoluent tels des tourbillons fort bien organisés, me gardant bien captif de chacune de celles qui les incarnent. Et puis arrive (trop vite de ma perspective), le moment où elles nous quittent définitivement.

Je repars fort heureux et satisfait d'avoir revu en personne plusieurs de ces étudiantes que j'avais apprécié lors de leurs prestations sur une ou des Passerelles 840. Bravo aussi au chorégraphe et ses collaborateurs pour cette adaptation ! Il leur reste une dernière session avant de terminer et le "vieux" ex-prof que je suis a bien hâte de découvrir leurs derniers pas dans leur programme d'étude, mais surtout aussi leurs prochains pas professionnels !



vendredi 12 avril 2024

Sur mes pas en danse pour découvrir les pas sur scène des personnes finissantes du département de danse de l'UQAM !

 Qu'on le veuille ou pas, le beau temps est à nos portes ! Un des signes tangibles de ces journées plus longues et plus chaudes aussi, est lorsque mes pas m'amènent jusqu'au 840 Cherrier pour y découvrir la présentation de fin d'études des personnes finissantes du département de danse de l'UQAM. J'ai pour cette occasion une certaine nostalgie, parce que j'ai eu dans ce même lieu la chance de découvrir quelques autres de leurs propositions. Il en reste que cette nostalgie sera balayée dès mon entrée du lieu par le beau sourire des personnes à l'accueil pour, ensuite, laisser place à un sentiment de joie et de curiosité. 

Il faut savoir que la soirée "TIME IS OUT JOINT" est créée par et interprétée par les  personnes finissantes, appuyées par une belle équipe autour évidemment ! Nous aurons droit aux créations de Marie Lamothe-Simon et Catrine Rouleau avec sur scène les interprètes-créatrices Juliette Beaudoin, Anaïs Bonneau, Naomie Charette, Zoé Cloutier- Boyd, Jessica D'Orazi, Audréanne Léger, Raphaëlle Morin, Lou-Anne Rousseau et Audrey Roy.

                            Affiche de la soirée tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Ainsi donc rendu à "mon" siège en première rangée, la scène devant est toute vide. Le temps que les gens prennent place et un peu avant le début officiel, en toute discrétion, certains accessoires sont mis en place suivis par le silence dans la place, spectateurs-spectatrices aux aguets !

Le tout débute de façon fort surprenante, loin des mouvements normalement anticipés, mais plutôt d'une façon plus théâtrale autour d'une partie de cartes.

Pause

Décidément, le spectateur que je suis découvre de nouveaux accessoires sur scène cette semaine. La veille, Alexandra "Spicey " Landé avait utilisé une machine à coudre et en cette soirée, ne voilà tu pas qu'un jeu de cartes est utilisé !

Fin de la pause

Ainsi donc sur ce tapis au milieu de l'espace scénique se déroule une partie de cartes à trois, pendant qu'une autre évolue autour et qui aussi syntonise une onde sur un poste radio. La suite est fort captivante parce que cette partie de cartes prend une tournure surprenante durant laquelle, les déplacements tout en douceur et les gestes empreints d'intériorité captent mon attention. Comme si celles qui évoluent devant moi avaient des antennes, captant tout au long, leurs souvenirs dont ceux que l'on entend de cette radio qui griche ! Et puis, cette excursion dans le passé se termine et se complète par un retour dans le présent avec, de nouveau, les cartes en main !

Et tout subtilement et fort habilement, la transition se fait avec le départ des premières, accessoires inclus, et l'arrivée graduelle des autres. La suite sera de nature plus festive avec d'abord de la musique disco et les mouvements qui les accompagnent. Face à nous, les corps se rassemblent et exultent, comme dans un fête de fin de parcours (?). Et tout à coup, la voix d'un joueur de hockey (celle de feu Guy Lafleur) accompagne ce qui se passe devant moi. De toutes ses paroles, j'en retiens surtout cette phrase. "Tout ce que tu as à faire c'est d'essayer !" De celui qui a été mon idole de jeunesse (la Comète blonde !) et qui a enflammé le Forum de Montréal, ce conseil est fort juste et pertinent encore à notre époque, pour ceux et celles qui finissent leurs études. Après cette étape de conseils, vient le moment de fêter et dans une atmosphère musicale appropriée, les corps exultent magnifiquement, sourires rayonnants aussi devant nous. Et tout aussi habilement que pour la transition entre les deux propositions, les interprètes de la première partie se joignent pour la fin de la célébration, suivie des applaudissements fort riches et mérités !

De cette soirée qui m'a présenté deux propositions toute aussi surprenantes qu'audacieuses, habilement reliées, j'en reviens fort satisfait et heureux. Mais surtout optimiste de cette relève qui aura à affronter des défis pour pouvoir trouver leur place sur scène et pouvoir s'exprimer ! Et lorsque je verrai un de leurs noms sur une affiche, mes pas se mettront en action pour découvrir leurs pas sur scène !

dimanche 7 décembre 2025

Sur mes pas au Département de danse de l'UQAM pour découvrir "DOGS RISING" de Clara Furey par les personnes étudiantes de l'UQAM !

 Voilà une rencontre que je n'aurais pas voulu rater et ce pour deux raisons. D'abord parce que, ce seront  les pas sur scène de "ma" gang de l'UQAM, et ensuite, cette oeuvre de Clara Furey, je l'avais raté !

                                            Affiche de la soirée. Crédit: Baco Lepage-Acosta

Ainsi donc en ce vendredi soir pas si froid, mes pas se dirigent jusqu'au 840 rue Cherrier pour y être gentiment accueilli et monter tout en haut (par ces majestueux escaliers !) pour attendre l'ouverture des portes. Le moment venu, les portes s'ouvrent et je peux me diriger vers "mon" siège en première rangée. Et puis le lieu se remplit et Caroline Laurin-Beaucage ( Directrice de l’unité des programmes de premier cycle (baccalauréats en danse)) nous adresse les paroles d'accueil ! 

Et puis, le tout débute avec l'arrivée des interprètes, soit la cohorte de troisième année, Gabrielle Charlebois, Antea Chintoh, Antonia Duplenschi, Julia Fafard, Mary-Celeste Flores Zapata, Fannie Lahaye, Roxane Larose-Gra, Jade Leblanc, Florence Létourneau, Lula Mengual, Anielka Oliva-Ruiz, Christèle Pegeurro, Adélie Poulin-Coulombe, Alexia Richard, Alexandre Rival, Gabrielle Rodriguez Rosal, Leïla Thiffault-Hébert, Valérie Thouin et Kevin Andres Tilleria Acevedo.

Pour ouvrir le tout, il y a les mouvements qui captent mon attention et qui me captivent, soit les hochements d'épaule de deux interprètes qui m'amènent dans une attitude de réception tout attentive. Dans ce qui suivra avec une partie de la gang sur les côtés, il y a ce qui était annoncé, ""DOGS RISING" explore la vibration intime du corps. Les interprètes, en alternance, orbitent dans une spirale hypnotique, traversée par des ondes qui résonnent dans l’ossature.". Rarement toute la gang en mouvements ensemble, je découvre les relations qui s'établissent, de proche ou de plus loin, et ce même si elles se font entre interprètes avec des couleurs de costumes différents. Je me laisse porter par les pulsations, les impulsions et les pulsions présentées en différentes variations et avec intensité. Je constate aussi que tout au long, les sourires s'échangent entre eux ! Sourires aussi présents lors du dernier tour de piste durant lequel se forment trois groupes de même couleur.

Je résumerai mes impressions, suite à ces moments, comme celui qui a lu un poème et qui s'est laissé porter par le sens des rimes et la musicalité des mots et la performance de cette belle gang !

mardi 19 septembre 2023

Mon retour sur mes "pas sur" la Passerelle 840 pour découvrir la version estivale.

 Prévue pour l'après-midi du samedi, finalement c'est en soirée que mes pas me portent jusqu'au département de danse de l'UQAM pour découvrir le Festival d'été de Passerelle 840, avec au programme, deux propositions, "Indigestion" de et avec Camille Courchesne Couturier et Béatrice Cardinal (COMMUNCOLLECTF) et "Le recueillement des tendres" de Rozenn Lecomte, accompagnée sur scène pour ce week-end par Arianne Levasseur, Châtelaine Côté-Rioux, Camil Bellefleur et Aurélie Ann Figaro et en pensée comme l'indiquera la chorégraphe plus tard Jacynthe Desjardins. 

Ce sont deux propositions de longue durée qui nous sont proposées, deux propositions dont j'avais vu une première version plus courte lors de soirées "POP UP POWPOW" sur St-Denis. Quoique la proposition de Rozenn Lecomte avait pour titre "La fin des tendres" qui explorait, selon moi, les mêmes "territoires". Et bien curieux de découvrir dans un endroit "plus classique", les versions allongées. 

Une fois les présentations d'usage faites, nous entrons dans le lieu où se retrouvent déjà les deux chorégraphes-interprètes (Camille Courchesne Couturier et Béatrice Cardinal). À mon entrée, "Indigestion"'est un face-à-face avec les deux interprètes totalement stoïques dans leurs beaux habits noirs. Une fois le moment de débuter, leur immobilisme symbole d'une époque lointaine se transforme, libérées de leurs carcans vestimentaires d'une autre époque pour aller en allers-retours comme pour des catwalk. Leurs mouvements aux rythmes différents deviennent en phase. La suite nous montre deux femmes en pleine affirmation avec des arrêts présentant différents états de corps. Il y a des moments durant lesquels elles semblent souffrir, et cette souffrance, elles me le transmettent ! Ces montagnes russes de "propos", les amènent à un état de libération, exultantes, jusqu'à la finale toute calme, tel le repos des guerrières ! 

                                         Affiche tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Petit entracte et retour en salle pour découvrir "Le recueillement des tendres". C'est à cinq qu'elles se présentent devant nous, frondeuses dans une série de déplacements latéraux en mode "affirmatif" déclinés différemment et reproduisant plusieurs stéréotypes. Le propos est frontal et est sans ambiguïté ! Je les sens exposées et fragiles malgré tout, mais surtout déterminées ! Il s'en suit d'un réquisitoire, présentée par Arianne Levasseur dans lequel, elle répète entre autres "nous sommes jeunes et rebelles" et "nous ne sommes pas obsolètes". Ce propos pourrait être quelque peu lassant, mais le rendu de celle qui le fait avec des touches gestuels maintient notre intérêt. Le tout se termine dans un dernier tableau par des pas fort riches avec une finale porteuse d'espoir.

                                     Affiche tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Au final, une belle soirée avec deux propositions féministes, audacieuses, interpellantes qui sans le faire formellement, brise le quatrième mur de façon fort efficace ! Et qui devrait être représentées ailleurs !

vendredi 14 avril 2017

Sur mes pas en danse: Deux belles soirées avec les étudiant(e)s/finissantes en danse de l'UQAM

Le printemps se pointe le bout du nez et le mois d'avril prend le pas sur celui de mars, par conséquent les spectacles de fin d'année du département de danse de l'UQAM prennent place dans mon agenda de sortie. Ainsi donc, pour la première soirée, nous avons droit à deux créations de finissantes en création, interprétées par d'autres finissantes en interprétation. En entrée de jeu, pour cette soirée "Heurt", "Reset" (note au lecteur : le programme lui, montrait le pictogramme le représentant, mais le présentateur s'est bien assuré que nous le comprenions) de Elie-Anne Ross avec Mélanie Boisliveau, Maïté Fournel, Christine Heyraud, Kim Lacoste, Julie Lédée et Sabrika Leduc.



Une oeuvre particulièrement intéressante qui démarre tout en immobilité, bien assumée par les différentes interprètes qui gardent captifs durant ces premiers moments. Mais, qui par la suite, m'a permis de voir, là juste devant moi (en première rangée) mes propres états d'être, souvent très différents, en compétion, mais aussi en harmonie, quoique pas tout à fait, toujours. Ces états d'être incarnés par les interprètes s'éveillent et s'épanouissent jusqu'à leur pleine expression (gestuelle), pour arriver au point du "Stop/Replay". Une oeuvre que j'ai beaucoup apprécié, parce que, entre autre, elle m'a rejoint efficacement. Bravo à vous mesdames !

Courte pause avant de reprendre avec "De mémoires ignorantes" de Laurence Lapierre avec sur scène, Ornella Anquez, Myriam Arseneault Gagnon, Alexandra Kelly, Juliette Le Foll et Valérie Picotte. Déjà le titre me plaisait de par son apparente contradiction et ce que j'ai pu voir m'a plu tout autant. J'y ai vu des destins de femmes séparés, une fois l'éveil fait. Un aspect de la vie quelque peu obscur pour moi, mais qui m'était présenté fort éloquemment avec des gestes affirmés et déterminés. Merci à vous de me faire comprendre.

Une semaine plus tard, c'est le reste de la gang non finissant de ce programme de Danse (de l'UQAM) qui me présente "Danses de Société" créée par Danièle Desnoyers, une de leur prof. C'est donc une vingtaine, plus précisément vingt et une interprètes (trois gars, donc le féminin l'emporte !) qui nous entraînent dans une suite de tableaux qui permettent de découvrir les différentes facettes de leur talent. La chorégraphe reprend un aspect réussi de sa dernière création, "Anatomie d'un souffle" présentée par Danse-Danse à la Maison symphonique, soit l'utilisation des murs. Les interprètes y sont déjà bien ancrés à notre arrivée dans la salle et y seront bien installés jusqu'à se déployer devant nous. Les "Danses de Société" qui ont tout des jeux de société de par leur relation de duo, de trio ou de groupe, toujours en évolution. À ces murs. ils y reviendront, mais pour mieux nous revenir, pointe à l'appui ! Une oeuvre qui demande une grande polyvalence qui est bien assumée jusqu'à la finale particulièrement bien réussie.



Une oeuvre qui me permettait de voir et revoir des interprètes que je devrais revoir avec d'autres pas sur une scène.

Au final, deux soirées fort intéressantes et surtout prometteuses pour le spectateur que je suis.

vendredi 27 mars 2026

Sur mes pas au Département de danse de l'UQAM pour découvrir " Le bon bon ton" avec la gang de deuxième année du BAC !

 Bon OK, il semble que mère Nature tarde à nous montrer des signes tangibles d'un doux printemps. Il en reste que pour tout amateur de danse, il y a un signe qui ne ment pas, soit celui de la présentation du spectacle dirigé de la gang de deuxième du BAC en danse de l'UQAM. Voilà pourquoi, fort heureux, mes pas se sont mis en action jusqu'au 840 rue Cherrier pour ensuite monter les marches jusqu'à la porte de la salle de présentation. Je suis donc en attente de la présentation de "LE BON BON TON" (titre fort évocateur !) de la gang de deuxième année du BAC, avec les interprètes (Marlena Bafaro, Daphné Bourque, Maggie Collin, Silvia Costea, Ela Dumas, Mélisande Fecteau, Kamélie Fournier, Sacha Gautier Benmahmoud, Géraldine-Clarence Kamnaing, Luana Parent, Marianne Reid et Léa Richard-Cormier) sous la direction de Katie Ward et Kelly Keenan et de plein d'autres personnes.

                             Affiche de la représentation tirée du site du département de danse de l'UQAM

Le moment venu, les portes s'ouvrent et une fois rendu à ma place, je découvre déjà dans l'espace scénique les douze interprètes immobiles. Mais cette immobilité ne persiste pas, parce que parfois un déplacement entraîne le changement corporel position de l'autre. Ainsi donc pour moi, une belle illustration de comment trouver sa place et sa position peut devenir l'affaire des autres. Tout cela pendant que les places dans la salle trouvent preneur ou preneuse. Et plus officiellement le tout débute avec la présentation de Katie Ward. 

Pause

Toujours fort curieux de découvrir les propositions de Katie Ward qui m'amène dans des univers particuliers dont, par exemple, "imaginationreality", une oeuvre qui explorait les concepts de réalité et de subjectivité.

Fin de la pause 

Le tout continue avec parfois des paroles échangées entre les interprètes. Trouver sa place en parallèle et aussi en interaction avec les autres. Leur individualité exprimée est faite parfois lentement, parfois rapidement avec des solos en parallèle. Et puis cela prend un tangente plus personnelle avec la prise d'un des deux micros pour nous faire une confidence, telles que "j'ai mangé une banane pour déjeuner", "mes bottes préférées sont poilues ou "je tiens un journal intime depuis que je sais écrire" et celle plus mystérieuse pour l'ancien prof de chimie que je suis, "l'eau solide qui n'est pas de la glace" !!!

Autre pause

Je l'apprendrai après, ces confidences seront à moitié vraie et à moitié imaginée ! Le ton de ces confidences sûrement inspirées par la chorégraphe dont je parlais dans la première pause.

Fin de l'autre pause

Il y a aussi une métamorphose vestimentaire, représentative pour moi de leur évolution professionnelle. Métamorphoses qui se font à des moments différents ! Et le tout se termine avec toute la gang qui arrive face à nous, démontrant une détermination à aller de l'avant face à un grand public.

Une fois le tout terminé, arrive d'abord Katie Ward qui distribue une rose à chaque interprète et qui appelle tou.tes les artisan.es de cette oeuvre qui méritent amplement nos applaudissements.

Et moi, mes pas me ramènent à la maison, ravi de cette rencontre et en ayant en tête autant les images que les paroles emmagasinées tout au long de cette rencontre ! À l'an prochain, gang !

vendredi 17 avril 2026

Sur mes pas à la rencontre des personnes finissantes du Département de danse de l'UQAM !

 À chacun ses plaisirs, mais moi ancien prof, un de mes plus grands est de découvrir le résultat d'un parcours éducatif. Voilà donc pourquoi, en ce jeudi soir, mes pas se sont dirigés jusqu'au 840 Cherrier pour découvrir la soirée "In the flesh" de et par les personnes finissantes du département de danse de l'UQAM. Cette gang, j'ai eu l'occasion de les voir performer lors de la soirée de fin de deuxième année et aussi pour quelqu'un.es, lors d'une des éditions de Passerelle 840.

                              Affiche de la soirée tirée du site du département de danse de l'UQAM

Au programme, trois propositions d'une vingtaine de minutes chacune. Une fois les portes ouvertes, je me dirige dans le lieu pour prendre place sur "mon" siège en première rangée. Le temps que la salle se remplisse, j'ai le temps de découvrir dans l'espace scénique quatre "corps" immobiles, étendus par terre. La trame sonore a une coloration mystérieuse. Voilà ce qui met la table à "Vie et mort des homo-algus", la proposition de Will Fayolle interprétée par Fannie Lahaye, Lula Mengual, Adélie Poulin-Coulombe et Alexandre Rival. L'espace est délimités par une corde circulaire. Et puis arrive le moment durant lequel je découvre l'éveil de ces corps qui se traduit par de légers mouvements de leurs pieds. Impossible de ne pas être captivé par leur lente évolution, comme une lente émergence du fond de soi. Et une fois en plein éveil, je découvre que leur visage est masqué par une cagoule de tissus. Étanches, je me demande ??? La réponse à cette question, je l'aurai à la sortie de la salle en fin de soirée, mais je la garde pour moi !!!! Il en reste que l'évolution de ces homo-algus, semble évoluer entre la joie et le doute, jusqu'à leur déclin funeste !

Après une courte pause, débute "Impossibilité collective" de Florence Létourneau avec Julia Fafard, Leila Hébert, Jade Leblanc et Valérie Thouin, avec l'arrivée avec un son strident d'une première interprète, tout doucement. Il s'en suivra de l'arrivée à tour de rôle des trois autres. Il s'en suit des moments chorégraphiques "tout en action". Ce que je découvre devant moi est la détermination de ces quatre personnes face à leur destin, qui avancent, qui rient et qui crient avec de beaux moments durant lesquels leurs corps ondulent. Comment réagir au bout de ce chemin de l'affirmation, sinon par ces corps qui s'éclatent. Suite à ces moments, je partage l'intention de la chorégraphe qui indiquait dans le programme, "L’impossibilité collective relève de la fureur intime et nécessaire. Celle qui s’agrippe dans l’ombre et qui règne par sa frénésie dans une résistance dissociée."

Et pour terminer cette soirée, il y aura "Méfie-toi de l'eau qui dort" de Anielka Oliva-Ruiz , avec Antea Chintoh, Mary-Celeste Flores Zapata, Christèle Pegeurro et Gabrielle Rodriguez Rosal. Au son des vagues, émergent de l'obscurité les quatre corps tout de noir vêtus. Rapidement, je ressens une attitude déterminée avec des gestes tout en affirmation pour faire face. Je ressens vite et fort bien ces parcours de vie avec ces moments ondulatoires. L'intention de la chorégraphe qui est de rendre," un hommage à celles•eux qui nous ont précédé, à celles•eux qui nous entourent aujourd’hui, et pour celles•eux qui nous suivront.", je l'ai ressenti. Le mot qui m'est venu après ces parcours est "solidarité" ! 

Le tout terminé, c'est avec les paroles des trois chorégraphes que la soirée se conclue et que moi, je me rend à leur kiosque "solidaire" et y revenir avec un biscuit fort succulent, en échange d'un don pour une cause fort belle et nécessaire, celle des femmes en difficulté. C'est fort heureux de ces trois rencontres chorégraphiques que mes pas me ramènent à la maison tout en me disant que ces jeunes ont un propos pertinents et leurs propositions sont fort éloquentes. Et en remerciant aussi tous ceux et celles qui les ont guidé et accompagné tout au long de leurs parcours scolaires. 

vendredi 8 décembre 2023

Sur mes pas en danse pour découvrir "UNFOLD | 16 PERSPECTIVES" par les finissantes du Département de danse de l'UQAM !

 En plus du calendrier, mère Nature, et son blanc tapis, nous rappelle que l'année en cours et aussi la session automnal se terminent. Par conséquent, mes pas m'amènent jusqu'au Département de danse de l'UQAM pour découvrir la gang de finissantes du département dans la recréation de "UNFOLD | 7 PERSPECTIVES" de Danièle Desnoyers, appuyée par Myriam Arseneault et Jean-Benoit Labrecque pour sa version pour seize interprètes.

                                   Affiche tirée du site du département de danse de l'UQAM.

Tout au long de mon attente pour l'ouverture des portes, je creuse dans ma mémoire pour tenter de trouver des souvenirs de l'oeuvre originale, peine perdue, "mosus" de mémoire !

Il en reste que le temps passant, les portes s'ouvrent et moi, je me dirige à "mon" siège en première rangée. Dans ce lieu, plongé dans l'ombre, je découvre deux "passerelles" composées de modules et aussi de part et d'autres, près des murs du lieu, des êtres immobiles qui semblent tout de blanc vêtus. Ainsi donc, Maude Aubin, Juliette Beaudoin, Anaïs Bonneau, Naomie Charette, Zoé Cloutier-Boyd, Audréanne Desjardins, Jessica D'Orazi, Laurie-Anne Gosselin, Marie Lamothe-Simon, Naomie Ledoux-Marcenat, Audréanne Léger, Raphaëlle Morin, Alicia Najera-Huot, Catrine Rouleau, Lou-Anne Rousseau et Audrey Roy sont en attente de débuter. 

Le moment venu, sans avertissements, tout doucement, les corps se mettent en action. Et tout au long de ce premier tableau, à tour de rôle, tout en retenu, leurs présences investissent les deux passerelles. Mon attention reste captivé par leurs déplacements et leurs mouvements, là juste devant moi. Dans ce qui suivra, le lieu se métamorphosera, les corps aussi (lire ici leurs accessoires vestimentaires) et les mouvements qui les accompagnent. Tout en solo, en duo ou en groupe, ce que je découvre rend bien l'intention de la chorégraphe, indiqué dans la description officielle, "Vibrant au son et à la musique pleine d’aspérités du compositeur Ben Shemie, UNFOLD | 16 PERSPECTIVES mêle une atmosphère apocalyptique à des instants de douceur et de sensualité raffinés."

J'y vois des illustrations de "vibrer tout ensemble", des relations complexes qui peuvent s'établir entre les corps et aussi celles des corps sous tension jusqu'à la finale, ensemble dans l'ombre, qui me fait pousser un "ouf admiratif !" intérieur et des applaudissements qui les ont suivi.

Pause

J'ai droit aussi à un privilège de spectateur en première rangée, soit celui de voir arriver vers moi tout proche, tout rapidement, certaines d'entre elles.

Fin de la pause

Au final, une très belle soirée qui m'a permis de vivre aux différents rythmes d'une œuvre complexe, disons le, aux seize perspectives fort habilement incarnées ! Bravo à vous !



vendredi 1 avril 2022

Sur mes pas en danse: Une rencontre surprenante avec les étudiantes en danse de l'UQAM, avec une proposition audacieuse !

C'est vendredi soir et c'est ma troisième soirée consécutive de sortie à une proposition en danse. Mais soyez rassuré.es, je ne ressens pas de symptômes de lassitude, tout au contraire. Pour cette soirée, mes pas m'amènent jusqu'au département de danse de l'UQAM, sur Cherrier, pour assister à la présentation de "Ce qui nous tient" chorégraphié par Caroline Laurin-Beaucage en collaboration avec Ginelle Chagnon et les interprètes-étudiantes, Estelle Beaulieu, Adrianne Bélanger, Zoé Cloutier-Boyd, Pauline Fernanadez, Camille Gendron, Sarah Germain, Audrey Mercier, Monica Navarro-Molina, Anna-Nectaria Pentefountas, Melina Pires, Lucca Belle Stothers et Jeanne Tétreault.

                                    Affiche tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Arrivé "un peu" à l'avance, je peux discuter avec les personnes à la porte de la salle et apprendre certaines informations sur les prochains évènements de cette gang que je suis avec grand intérêt depuis quelques années. J'apprendrai qu'à mi avril, je pourrais découvrir une présentation de fin de bac des étudiant.es en pratiques artistiques et aussi qu'à la fin mai, je pourrai "fouler" la Passerelle 840 en personne. 

Peu à peu les gens arrivent et nous sommes invités à prendre place dans la salle. Petit hic pour moi, la première rangée n'est pas accessible. Peu importe, c'est donc au milieu de la deuxième rangée que je prendrai place, à un siège de distance de mes voisines, tel que suggéré !

Et puis arrive le moment ! Dans cet espace scénique tout vide, nous apparaissent les interprètes de dos. Peu à peu, tout en douceur, les mouvements se développent dans le silence et toujours de dos ! Elles sont toutes semblables de leurs vêtements, mais pas pareilles. Ce que je découvre, en ce début, est une illustration chorégraphique d'un mouvement induit tout en douceur. Je suis attentif à découvrir celle qui fait que les autres suivent. Il y aura bien de petites exceptions, mais qui semblent confirmés la règles ou induire une nouvelle évolution. 

Les mouvements sont en phase, de façon bien organique et maitrisée. Il en reste que je suis aux aguets, attentif au moment où elles se retourneront de face. Et lorsque ce moment arrive, avec leur chevelure devant, elles resteront sans visage visible. Et puis le spectateur que je suis comprend et lâche prise, parce que sans visage, je le sens, elles le resteront jusqu'à la toute fin ! Je me laisse aller à découvrir ces corps, "sans visage" qui évoluent en harmonie, tout au long des différents tableaux, bien synchronisés dans leurs différents déplacements. 

Avec "Ce qui nous tient", Caroline Laurin-Beaucage joue d'audace. Parce que laisser les corps évoluer sur scène devant nous, sans que les visages nous apparaissent est très peu fréquent. Pour moi, de mémoire, c'est une première. Il en reste que la démarche de l'induction du mouvement dans tout son aspect anonyme est réussi, parce que bien incarné par ces étudiantes. 

Je reviens donc fort satisfait de cette rencontre avec en vue dans ces mêmes lieux la prochaine rencontre, à la mi avril avec les finissant.es pour la présentation du programme double, "If nothing matters", "Please be soft" !

vendredi 21 novembre 2025

Sur mes pas au lancement des "26 cartes à danse" de la Compagnie Bouge de là, au département de danse de l'UQAM !

Prenons les bonnes nouvelles lorsqu'elles se présentent à nous, dirait le sage ! Et lorsque mes pas m'ont porté jusqu'au Département de danse de l'UQAM pour assister à la soirée festive pour la sortie du deuxième volume du jeu, "26 cartes à danser", avec au programme, entre autres, une table ronde, mais aussi plein de belles rencontres, les nouvelles étaient donc très bonnes.

                                              "Les cartes à danser" tirée du site de Bouge de là

Je n'irai pas dans le détail des quelques heures durant lesquelles j'y assisté à ce lancement, mais, de découvrir avec les différents témoignages des effets fort beaux de ces cartes à danser,  m'a fait grand bien. Je vous en propose néanmoins mes faits saillants.

D'abord, l'accueil fort gentil à mon arrivée. Une fois, le manteau laissé au vestiaire, j'entre dans le lieu de présentation (et de festivités) pour prendre place et aussi y être accueilli par la directrice du Département de danse, Caroline Raymond et que tout autour les retrouvailles se font ! Le moment venu, débute la table ronde avec Hélène Langevin (directrice artistique de Bouge de là), Liane Thériault (interprète en danse et artiste à l’école de Bouge de là), Céleste Tougas (enseignante au préscolaire retraitée), Hélène Duval (professeure associée au Département de danse de l’UQAM et membre du conseil d’administration de Bouge de là), Adèle Morrissette (enseignante de danse au secondaire et présidente de l’AQEDÉ (Association québécoise des enseignants de la danse à l'école) et Camille Mongrain (étudiante finissante du baccalauréat en danse, concentration enseignement.

Table ronde dirigée fort habilement par Caroline Raymond, appuyée par Stéphanie Connors qui nous permet de faire un tour d'horizon des différents aspects de ce jeu qui amène les jeunes à aborder les mouvements et la danse de façon fort positive. L'objectif de rejoindre autrement, à partir de ce que j'entends, est fort bien atteint. Nous avons droit aussi à un tour d'horizon des quarante dernières années du Département de danse, soit depuis sa création ! Un rappel aussi, que dans ce lieu, il n'y pas que la formation de futurs chorégraphes-interprètes ! Non, non, aussi celle de pédagogues qui œuvreront dans les écoles pour rejoindre autrement les jeunes. Et le jeu de carte est un instrument pédagogique fort utile !

Pause

Si j'avais eu droit à ce jeu dans mon jeune âge à l'école, sûrement que j'aurais été moins coincé "dans mon corps" ! Il en reste que pour les profs en danse, voilà un instrument "pour rejoindre les jeunes autrement" ! 

Fin de la pause

Après la table ronde et la question qui en a suivi, avec un verre à la main, je revois avec grand plaisir des finissantes du département qui me reconnaissent avant que cela soit l'inverse, "mosus" de mémoire ! Malgré tout, leur nom résonne en moi !

Ainsi donc, grâce à l'imagination de Hélène Langevin et de son équipe, j'ai pu apprécier une autre dimension que peut prendre la vie à l'école !

jeudi 8 décembre 2022

Sur mes pas en danse: Une soirée dans l'univers d'Alan Lake avec les étudiantes de l'UQAM !

 Lorsque cette proposition est apparue sur mon radar de spectateur, elle a rapidement capté mon attention et elle a pris, tout aussi vite, place dans mon agenda! Le département de danse de l'UQAM me propose une création d'Alan Lake, " "La peau chargée d'étreintes". 

Pause

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas ce chorégraphe de la ville de Québec, il faut savoir qu'il n'est pas seulement chorégraphe, mais aussi un artiste en arts visuels et qu'il en intègre de nombreux éléments dans ses créations chorégraphiques. Les interprètes doivent donc, en plus d'interpréter une oeuvre chorégraphique, manipuler la "matière" sous différentes formes tout au long de la présentation. Ce qui, de ma perspective, demande une polyvalence évidente des interprètes.

Fin de la pause

                      Crédit: Robin Pineda tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Voilà pourquoi, j'étais bien curieux de découvrir, en cette soirée de première, comment cette gang allait rendre, là devant moi, cet univers "matériel" du chorégraphe. Au deuxième étage de l'immeuble du département de danse, plusieurs minutes avant le début de la présentation, ça bourdonne d'activités. Dans ce hall, les photos des interprètes de la soirée sont présentes et la grand-mère de l'une d'elles me la montre fièrement en m'indiquant que sa petite fille danse depuis l'âge de deux ans. Il y a, aussi, plusieurs bouquets de fleurs tout autour de moi ! Arrive le moment de l'ouverture des portes et de découvrir comment ces jeunes incarneront l'univers chorégraphique fort "exigeant" du chorégraphe, de ma perspective de spectateur ! 

Dans l'espace scénique devant moi, au milieu, se trouve déjà un mur (élément scénique similaire ou identique, de mémoire, présent dans "Le cri des méduses"), sinon rien de visible. Et puis, le moment venu, les lumières s'éteignent et nous pouvons voir l'arrivée toute discrète des interprètes qui iront se réfugier derrière ce mur "mobile et polymorphique".

Et puis, dans le premier tableau, tous les éléments caractéristiques du chorégraphe nous sont présentés. Ce mur qui se tourne et se retourne nous présente différentes perspectives humaines. Il y a aussi cette matière grise déversée qui altère la perspective visuelle de ce corps. Plein d'autres accessoires dont ces tiges de fleurs séchées sont utilisés. Peu importe où je regarde, il se passe quelque chose et tout est fort bien maitrisé ! De ces singularités se forme un tableau fort complexe qui pour ma part, fait émerger le sens (mon sens) de la proposition. De ce que je découvre et de ce qui suivra, j'y vois la métamorphose de notre monde, de nos relations complexes  et surtout des êtres humains qui les établissent. Métamorphose qui se traduit aussi par ces fréquents changements de costumes tout au long ! 

Tout en captant notre attention sur des mouvements, la scène se libère de ses attributs matériels pour laisser place à une deuxième partie exclusivement en mouvements dans lequel, pulsions, pulsations et impulsions, qui pour moi, illustrent parfaitement le titre de l'oeuvre. C'est définitivement ma partie préférée avec, entre autres, ce tableau durant lequel une d'elle rallie les autres dans des aller retour fort en affirmation, juste que devant moi en première rangée. Et puis arrive la dernière partie ramenant ce mur en différentes parties (sur roulette) qui se terminera par une finale fort belle et marquante, riche en affirmation. Dans cette partie, je découvre leur habileté à monter, à descendre de ce mur et aussi, à le manipuler !

Au final, dans notre monde actuel, sombre et tourmenté, "La peau chargée d'étreintes" m'a présenté avec brio une perspective riche et complexe dans laquelle je peux déceler de l'espoir face à l'avenir. Et cela le grand-père que je suis, cet espoir, je le reçois avec bonheur. 

Bravo à vous, Estelle Beaulieu, Adrianne Bélanger, Noah Bride, Sabrina Buscemi, Naomie Côté, Camille Gendron, Sarah Germain, Sarah Hénault, Kelly-Ann Lachapelle-Trudel, Alice Levert, Elisa Martin, Audrey Mercier, Monica Navarro-Molina, Anna-Nectaria Pentefountas, Melina Pires, Maria Camila Saenz, Stéphanie Melody Santos-Caceres, Alyssia Smith, Lucca Bella Stothers, Katryn Terzian, Jeanne Tétreault !

Vous avez fait preuve de talent et de polyvalence tout une oeuvre qui vous en demandait beaucoup. Vous avez réussi à rendre justice à la vision de ce chorégraphe !

Bravo aussi à vous tout autour qui les avez accompagnées ! 


dimanche 17 avril 2022

Sur mes pas en danse: Deux propositions des finissant.es en danse de l'UQAM qui nous portent à réfléchir et espérer!

S'il y a un plaisir qu'a le spectateur de danse que je suis, c'est bien de découvrir les perspectives que les plus jeunes peuvent me présenter. En ce mois d'avril durant lequel le printemps se fait fort timide, mes pas m'amènent jusqu'à la rue Cherrier, au 840 plus précisément pour découvrir deux propositions des finissant.es du programme de danse de l'UQAM. Nombreuses seront celles que je verrai là, juste devant moi, que j'ai déjà vu sur mon écran dans différentes propositions présentées sur la Passerelle 840 virtuelle. Mais cette fois, ça sera en personne de la deuxième rangée que je découvrirai leur derniers pas comme étudiant.es. Oui, oui de la deuxième, parce que dans la première, on nous demande de ne pas s'y assoir ! 

En cette deuxième soirée de présentation, la salle se fait peu à peu bien remplie, pendant que moi, je suis en attente pour découvrir ce que me proposeront Morgane Guillou avec "Please Be Soft" et Rozenn Lecomte avec "If Nothing Matters" !

                              Affiche de la soirée tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Une fois les portes d'entrée refermées et les lumières éteintes, nous arrivent ces femmes (Mélia Boivin, Noah Bride, Hélène Dorland, Ariane Levasseur et Jeanne Rousseau) qui mettent dans l'espace scénique différents objets propres aux tâches quotidiennes propres à l'eau. J'y vois le quotidien de ces femmes, d'il y a un certain temps, sinon un temps certain! Et c'est en voyant ces femmes d'aujourd'hui qui, avec rigueur et douceur, "mettent la table" pour la suite, que débute "Please be soft" ! 

Mais de ce rituel fort pacifique, j'en découvre la suite qui me présente que seule(s) ensemble, il est possible d'aller de l'avant dans l'affirmation ! Avec différentes déclinaisons du regard, d'attaque ou séducteur, mais toujours déterminé (et de mon siège, il était rayonnant !) et des gestes affirmés, ces femmes se transforment pour aller de l'avant dans un rôle tout différent. Impossible de rester indifférent à celle qui devant moi, me regarde droit dans les yeux. Ce cri qui retentit et que j'entends, n'est pas un cri de guerre, mais un cri de prise de possession (de son destin) sur fond rose (par l'éclairage). Lorsque ces gestes en aller-retour vifs comme des tentatives d'affirmation s'arrêtent, moi j'y vois, une fois la victoire acquise, une occasion pour aller ailleurs à la conquête de d'autres territoires ! 

Une proposition "Please be soft" qui, ne soyons pas trompés par nos impressions, est riche de sa détermination à prendre sa place pour elles et aller de l'avant aussi ! Bravo à vous de cette démonstration de détermination !

Et une fois les applaudissements bien mérités envolés, il y a l'installation de la prochaine proposition qui fait entrecroiser les interprètes des deux propositions, celle passée et celle à venir (fort intéressante à suivre par ailleurs, comme une chorégraphie !)

Cette fois dans l'espace scénique, j'y vois plein d'accessoires techno "envahir" ou investir la scène avec tout devant, un clavier, un micro et un haut-parleur pour "If nothing matters". C'est là que cette femme (Cyrielle Rongier St-Sulpice) viendra en "préface" de ce qui suivra, chanter d'une voix "fort bien placée"! Totalement captivé par elle, le propos formel m'échappe, mais le sens lui me trouble et me questionne. Ma relation aux autres et à ce monde, qu'en est-il ? Et puis dans ces enchevêtrements de fils comme de nos relations avec les autres, trois autres se joignent ( Margot Carpentier, Oksanna Caufriez, Iban Garat). Dans la suite, j'y vois avec tous ces fils habilement déplacés ou surprenamment revêtus, comme de nos relations remaniés, le défi des pas à faire dans nos vies pour espérer malgré tout. Parce que la tâche pour affronter est tout un défi à relever ! Face au chaos, ensemble c'est compliqué, mais seul.e c'est impossible ! 

À vous, je tire bien bas mon chapeau, parce que sans lucidité, la suite n'a aucun sens ! Et en cette soirée, j'ai pu apprécier votre perspective qui me rassure, moi le vieux qui garde espoir ! Et je serai là pour découvrir vos prochains pas sur scène, parce qu'ils me font du bien !



jeudi 30 mars 2023

Sur mes pas en danse: Une proposition fort intéressante qui me parle et toute aussi bien interprétée par la gang de 2e année du Baccalauréat en danse de l’UQAM !

Signe que le printemps est à nos portes, oui, oui !!!, les propositions de fin d'année de nos institutions supérieures de danse de Montréal sont arrivées. Et pour ce faire, ce sont les personnes étudiantes de 2e année du BAC en danse de l'UQAM qui "ouvrent le bal" ! Voilà donc pourquoi, sous une fine pluie, mes pas m'amènent, une fois de plus, jusqu'au 840 Cherrier pour gravir le grand escalier en attente de découvrir "Things We Are Already Doing 1_C" qui sera interprétée par Juliette Beaudoin, Anaïs Bonneau, Charlotte Bruchet, Bianka Charron-Latour, Naomie Charette, Antonin Desmarais, Jessica D’Orazi, Marie Lamothe-Simon, Audréanne Léger, Raphaëlle Morin, Tayna Romain, Catrine Rouleau, Lou-Anne Rousseau et Audrey Roy. 

                    Affiche de la soirée tirée du site du Département de danse de l'UQAM

Pause

Je m'en confesse, avant d'entrer en salle, le nom du ou de la chorégraphe, je ne l'avais pas cherché, malgré que le titre aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Il en reste que tout au long de la présentation, j'ai reconnu une signature chorégraphique, mais de qui !!!! Et avec un titre semblable, lorsque les salutations de fin de présentation ont eu lieu et que Andrew Turner est venu sur scène, tout s'est éclairé !

Fin de la pause

À mon arrivée en salle, je prends place sur "mon" siège en première rangée, mais rapidement, tous ceux et celles qui avaient fait comme moi, sont invité.es à se "replier" à au moins la deuxième rangée. Heureusement le siège derrière est libre et enjambant fort maladroitement le siège, je me retrouve bien en place pour découvrir la suite. 

Devant moi, il et elles sont là comme si on entrait dans une salle de répétition avec les vêtements d'occasion et aussi leur bouteille d'eau sur les côtés. Et puis, une fois la salle remplie de spectateurs, avec les différents interprètes qui sont en position d'attente de part et d'autres de l'espace scénique, il y a une subtil signe de début, suivi du calme.et de l'attente "attentive" de ce qui suivra ! Et puis, l'une d'elle prend place au milieu et capte notre attention, avec ses gestes et ses déplacements. Elle performera seule, face à nous, pendant un certain temps (lire ici quelques minutes), jusqu'à ce qu'elle soit rejointe par une autre, puis une troisième et finalement graduellement par tout le groupe. Durant tous ces moments et ceux qui suivront aussi, ce sont les mouvements des bras et les ondulations du corps qui me captivent. Malgré leur visage tout stoïque, les corps sont fort expressifs et proposent des formes graphiques fort esthétiques sur scène, là devant moi ! La poésie de ce que je voie a une couleur philosophique propre au chorégraphe, qui m'amène dans une interprétation toute personnelle sur ce qui peux se passer dans ma tête. Lorsqu'une idée se forme, en amène une autre et une autre qui toutes ensemble se bousculent ou s'organisent dans une valse, jusqu'au ce qui souvent s'en suit. Et comme mes idées, il et elles retournent en position d'attente sur les bords de l'espace scénique pour se préparer à ce qui sera pour moi la deuxième partie de l'oeuvre.

À leur "retour en action", la majorité, sinon tous, ont revêtu un chandail avec un capuchon sur la tête. Et ce que je découvre là devant moi est leur éveil graduel ! Comme si la première partie était leur préparation à leur vie professionnelle et que ce que je découvre maintenant est leur entrée. Une entrée durant laquelle, les capuchons tombent graduellement, signe de leur préparation personnelle à aller de l'avant ! De leurs mouvements lents et de leurs déplacements, sur fond de moments difficiles à venir, elles ont le regard fort affirmé de ce qu'elles et il font déjà pour s'y préparer, empreint de complicité. Le tout est appuyé par ces regards dirigés vers nous, dont par l'une d'elle juste devant moi, vers moi ? Et en toute fin, ce que je découvre est fait de mouvements d'espoir. 

Au final, une oeuvre toute philosophique avec un propos fort riche et poétique, portée par les mouvements (dont ceux des bras que j'ai particulièrement apprécié !) et les déplacements qui ouvrent vers de l'espoir et aussi de beaux jours pour nous ! Et lorsque je quitte, je dis à bientôt à celle que je salue, finissante, parce que très bientôt je reviendrai découvrir "Que des cendres" dans ces mêmes lieux !